Lubero : le secteur éducatif très affecté par la présence du M23 dans certains villages
La situation éducative à Lubero est préoccupante en raison de l’insécurité persistante due à l’occupation par le M23, soutenu par des forces rwandaises. Malgré les efforts pour relancer les activités scolaires, comme prévu le 3 mars, de nombreuses écoles, notamment à Kipese et dans les localités environnantes, restent désespérément vides.
Les témoignages d’éducateurs sur le terrain révèlent une réalité difficile : même avec quelques enseignants présents, la majorité des enfants ne retournent pas à l’école, car les parents, inquiets pour leur sécurité, préfèrent les garder à la maison.
Ce climat d’incertitude rend la situation encore plus fragile, nécessitant une nouvelle évaluation de la reprise des activités scolaires. Les communautés touchées, comme celles de Kipese, Munyakondomi, Kaviseghe, Katetsa, Luseke et Kasima, continuent de vivre dans la peur, et cela entrave la normalisation du cadre éducatif.
Pour qu’une reprise effective des cours ait lieu, il est impératif que des conditions de sécurité stable soient établies pour rassurer les familles et permettre aux enfants de retrouver le chemin de l’école.
Un habitant de Kasima avance certains motifs qui auraient poussé les parents à résister face au communiqué appelant à la reprise des cours ce lundi.
“Comme parents, nous avons eu peur d’envoyer les enfants à l’école. C’est parce que nous craignons d’éventuelles attaques. Il y a bien-sûr ceux qui sont venus (le M23/AFC). Ils nous appellent à la reprise des cours. Mais de notre côté, la peur persiste. Parce qu’il y a des rumeurs qui disent qu’il y a des militaires FARDC qui sont proches de Ivingu pour s’installer là-bas. Voilà au fait ce qui nous met dans une confusion. Comme parents, nous pensons qu’il n’est pas encore temps de laisser les enfants aller à l’école”, a-t-il opiné.
Il est donc essentiel de suivre l’évolution de la situation sécuritaire dans la région pour envisager une éventuelle reprise des activités scolaires dans les locaux concernés, pensent plusieurs sources de RADIOMOTO.NET.
Pour rappel, les responsables du M23 ont lancé des communiqués dans des églises locales dimanche 02 mars dernier pour demander avec insistance aux habitants de revenir et vaquer librement à leurs occupations habituelles.
La Rédaction