Kinshasa : « il n’y avait pas plusieurs questions à traiter lors de l’audition » (Ferdinand Kambere)

Les hauts cadres du PPRD auditionnés lundi 10 mars 2025 à l’auditorat militaire de Kinshasa ont tous été libérés dans la soirée. Parmi ces personnages, on cite Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et Ferdinand Kambere. Ce dernier a confié à la presse qu’il n’y avait pas plusieurs questions à traiter.

Il s’agissait juste des éclaircissements sur une déclaration d’Aubin Minaku lors de son investiture comme vice-président du parti et qui, aujourd’hui, est sortie de son contexte.  Cette phrase stipulait que c’est fini, les temps de silence, fini, les temps des actions clandestines.

Ce qui a été mal interprété, explique maître Kambere Ferdinand, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

« Lors que nous étions devant le VPM de l’intérieur, d’un bout à l’autre, le parti leur a montré qu’en réalité, lorsqu’on peut parler, c’est un commentaire adressé au camarade du parti en plus de celui du camarade SP et qui ne concernait que les membres du parti, par rapport à ce que le parti a traversé, les querelles internes, le mouvement des gens qui étaient partis du parti, des petites divisions entre les camarades », explique Ferdinand Kambere.

Parlant d’un acharnement, il salue le comportement de magistrats militaires qui ont fait montre d’une expérience dans l’exercice de leur mission. Ferdinand Kambere réitère que son parti ne se ralliera jamais à un mouvement insurrectionnel, mais usera des voies démocratiques afin d’accéder au pouvoir.

« On a démontré du début à la fin que le PPRD n’a jamais eu dans sa vision de se transformer en mouvement insurrectionnel. Nous sommes un parti démocratique, un parti de l’opposition, qui s’engage dans le combat de la conquête du pouvoir par voie démocratique. Nous avons compris que c’est un acharnement et que c’est le retour du Raïs qui gênait ceux qui sont au pouvoir », ajoute-t-il.

L’interlocuteur de la presse affirme que le PPRD continuera de combattre la dictature sous toutes ses formes. Plusieurs dizaines de militants de ce parti attendaient leurs responsables dans la cour de l’auditorat.

Notons que depuis un moment, le pouvoir en place accuse l’ancien président Joseph Kabila d’être derrière le M23, des allégations toujours rejetées par le FCC, sa famille politique.

Stanley Muhindo        

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