Des séminaristes du Théologat Saint Octave de Vulindi effectuent une visite guidée à la Mosquée de Butembo 

Des séminaristes du Théologat Saint Octave de Vulindi ont effectué une visite guidée à la Mosquée de Butembo, ce vendredi 14 mars 2025. Ces apprenants de la 4ᵉ année de Théologie mettaient ainsi en pratique les théories développées dans le cadre de leur cours de Théologie des Religions. C’est l’abbé Mumbere Matsungu Ignace, leur formateur, qui les a conduits en la Mosquée pour la cause. 

Tous accueillis par les responsables de la Mosquée Abrar Yusuf, les apprenants ont reçu des explications sur les fondements de l’islam et le déroulement de leur prière en la Mosquée. Les étudiants en Théologie reconnaissent que ce qui unit les fidèles a toujours été plus fort que ce qui les sépare.

« On n’avait jamais été ici. Mais au nom du vivre-ensemble, nous voici ici. Nous avons rencontré nos frères et sœurs. On nous a montré comment ils prient. Nous sommes satisfaits de notre sortie vers les musulmans. Bref, nous pouvons dire que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare », a déclaré Kambale Kaghoma Alfred, l’un d’eux.

Le Père Croisier Majaribu Emmanuel, qui était aussi présent, a fait le témoignage du vivre-ensemble dans un monde où prolifèrent plusieurs religions. Après avoir vécu longtemps en Indonésie, ce prêtre de Butembo-Beni est d’ailleurs fier de l’importance que les responsables étatiques accordent aux célébrations festives liées aux églises. 

« L’Indonésie est un pays musulman. Et c’est là que nous avons le plus grand nombre de musulmans au monde, 85% de la population de là est musulmane. Pour le vivre-ensemble dans ce pays, il y a ce qu’on appelle la tolérance religieuse. Nous avons vécu avec des musulmans jusque dans nos communautés, à la paroisse, ils nous aident pour les services. Ce sont eux qui sont majoritaires », a-t-il révélé.

Monsieur l’abbé Ignace mentionne que le cours à la base de la visite de la Mosquée est une invitation à rester chacun dans sa foi tout en connaissant le fonctionnement de celle de l’autre. Et ce, pour être capable de vivre les différences qui s’imposent dans le quotidien des fidèles de différentes confessions. Les apprenants doivent également trouver des bases communes pour dialogue, au sujet de la paix, par exemple.

Visesa Louangel

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