Nord-Kivu : “Dans la ville de Butembo, on nous impose un seul opérateur dans le secteur de l’électricité. C’est une violation du droit des consommateurs” (Me Sekera) 

Maître Sekera Kivasuvwamo. Ph. Joëlle Mwengevalwahi/RMBB

Les consommateurs de l’eau et de l’énergie, particulièrement ceux de la ville de Butembo, ne jouissent pas totalement de leurs droits. C’est ce que déplore Maitre Sekera Kivasuvwamo, coordonnateur de l’Association des consommateurs de l’eau et de l’électricité (ACE2 ASBL). 

RADIOMOTO.NET l’a rencontré, le samedi 15 mars 2025, en marge de la journée mondiale des consommateurs. Dans le secteur de l’eau et de l’électricité, Maitre Sekera cite les droits d’accès au courant de qualité et à l’eau potable qui ne sont pas encore en totalité garantis aux abonnés de différentes sociétés.

“Parmi les droits des consommateurs, il y a d’abord le droit d’accès à l’eau et à l’électricité. Ça, c’est le premier droit. Donc la qualité et la quantité. L’autre droit qui est violé, c’est le droit de choix. Normalement, les consommateurs ont le droit de choisir. Dans la ville de Butembo où on nous impose un seul opérateur dans le secteur de l’électricité, c’est une violation du droit des consommateurs. On a droit à avoir de l’eau potable. On a aussi droit à avoir un courant stable et accessible à tout le monde”, a-t-il démontré. 

Parlant de la manière de revendiquer ces droits en tant que consommateurs, notre interlocuteur interpelle les opérateurs de différents secteurs à faire de leur mieux pour satisfaire leur clientèle. À l’autorité de régulation de faire respecter les droits des consommateurs.

“Jusque-là, l’accès est quand même faible. L’accès à l’eau potable ainsi qu’à l’électricité. Et malheureusement, on ne fait pas assez. Parce que c’est l’État qui devrait protéger les consommateurs”, a-t-il regretté. 

C’est depuis 2021 que l’Association des consommateurs de l’eau et de l’électricité (ACE2 ASBL) a été créée. L’objectif de l’association est d’accompagner les consommateurs de ces denrées pour faire respecter leurs droits.

Joëlle Mwengevalwahi

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