Sanctions de l’UE contre des responsables du M23 : la nouvelle société civile appelle à des mesures “plus fortes et réellement dissuasives” 

Jonas Tshombela. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La nouvelle société civile, coordination nationale en République démocratique du Congo, juge de largement insuffisantes les sanctions récemment imposées par l’Union européenne (UE) à l’encontre de plusieurs responsables du M23. Cela est contenu dans un communiqué rendu public ce lundi 17 mars 2025. 

Pour cette structure, bien que l’initiative de l’UE témoigne d’une reconnaissance de la gravité des crimes commis en RDC, en ciblant uniquement des exécutants, ces sanctions omettent d’atteindre les véritables architectes de l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo, en premier lieu, le président rwandais Paul Kagame. 

La nouvelle société civile congolaise pense que plusieurs rapports d’experts ont prouvé que le Rwanda soutient en tout la rébellion du M23. Elle appelle l’Union européenne et l’ensemble de la communauté internationale à prendre des mesures plus fortes et réellement dissuasives. Ce sont notamment des sanctions ciblées contre Paul Kagame et son entourage, le gel de leurs avoirs financiers détenus à l’étranger, un embargo strict sur les armes à destination du Rwanda. 

Elle recommande également l’interdiction de l’achat de minerais de sang et l’interdiction pour les entreprises européennes d’acheter des minerais en provenance de zones sous contrôle des groupes armés, y compris ceux soutenus par le Rwanda. 

La même structure demande à la communauté internationale d’abandonner la politique de deux poids, deux mesures et d’adopter des sanctions proportionnelles aux crimes commis. 

Parlant du refus du M23 de participer au dialogue de Luanda, la nouvelle société civile congolaise indique que le M23 a, une fois de plus, démontré son mépris pour les efforts de paix. 

Pour elle, ce refus rappelle étrangement l’attitude de leur maitre, le président rwandais qui avait brillé par son absence aux précédentes rencontres de médiation en décembre dernier.

Stanley Muhindo    

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