Goma : les étudiants fustigent la perturbation du programme académique depuis la chute de la ville
Les étudiants de la ville de Goma font face à de nombreuses difficultés suite à l’insécurité qui ne cesse de s’accentuer depuis le déclenchement de la guerre d’agression rwandaise. Certains rencontrés ce samedi 22 mars 2025 par Radio Moto Butemùbo-Beni ont donné leurs avis vis-à-vis de ce qu’ils qualifient de « régression imposée au système éducatif ».
Selon eux, depuis la chute de Goma entre les mains du mouvement AFC/M23, les programmes ont subi un profond changement : les enseignants non résidents n’accèdent plus aux institutions car pas d’aéroport et craignent pour leur sécurité.
Nombreux parmi ces étudiants éprouvent d’énormes difficultés liées à la finance qui compromettent le succès de leur cursus universitaire. Ils invitent les autorités compétentes à tous les niveaux à stabiliser la situation le plus tôt possible afin de sauver l’éducation non seulement à Goma, mais dans la partie Est en général.
« (1) On s’en sortit quand même malgré les défis rencontrés. Quelquefois, nous restons à la maison à cause des frais de transport. Nous sommes touchés par l’insécurité qui a frappé la ville. (2) Depuis la prise de Goma par les rebelles, les choses ont changé. En fait, on étudie souvent de 08 h à 16 h, mais aujourd’hui nous étudions de 08h à 12 h parce que nous avons la terreur, à part ça, trouvé l’argent de transport. Mes parents sont agents de l’État, mais ne travaillent plus. Maintenant, pour moi, trouver l’argent, c’est compliqué. (3) Au début, les activités évoluaient en merveille, on étudiait bien, mais lorsqu’il y a eu le déclenchement de la guerre, les activités ont eu quelque chose de bizarre. Ces derniers temps, il y a ceux qui nous encadrent et ceux qui sont à Kinshasa. Avec la situation que nous traversons, l’aéroport est fermé, il n’y a pas moyen qu’ils puissent venir », regrettent certains étudiants.
Pour rappel, les activités académiques avaient été lancées le 28 octobre 2024. L’occupation de la ville à fin janvier 2025 avait perturbé les activités et c’est à peine si certains établissements fonctionnent.
Rédaction