Rutshuru : le manioc en perte de sa valeur marchande à Bwalanda 

À Bwalanda, dans le groupement Mutanda, en territoire de Rutshuru, le manioc perd de plus en plus sa valeur marchande. Un sac de cossettes de manioc se vend à 10.000 francs congolais.

En août de l’année 2024, un sac de cossettes de manioc se négociait autour de 50.000 FC. Aujourd’hui, les clients se font très rares. Les paysans cultivateurs qui ont investi dans la culture du manioc peinent à subvenir à leurs besoins. 

Et du coup, ils ne cultivent du manioc que pour l’alimentation familiale locale et non pour le marché. Un habitant de Bwalanda, Benjamin Kombi, explique cette situation.

« En tout cas, actuellement, nous n’avons même pas de client. Mais un sac des cossettes de manioc coute 10 mille francs congolais. Les habitants vivent péniblement. On manque même une mesure d’huile de palme avec quoi préparer les légumes de sombe. On ne mange que ce qu’on a produit, mais personne n’achète quoi que ce soit auprès de tierces personnes. Ceux qui achètent sont très moins nombreux et puis c’est un prix dérisoire. Les habitants continuent de faire la culture du manioc, car c’est l’aliment auquel on est habitué ici. Donc, on ne cultive que l’alimentation familiale et non pour faire des économies ou pour couvrir les charges liées à la scolarisation des enfants. Les habitants se disent que s’ils abandonnaient la culture du manioc, ils risquent une famine terrible dans la région qui entrainerait des conditions de vie beaucoup plus compliquées. Voilà pourquoi ils continuent de faire la culture du manioc, bien malgré eux… », a-t-il déclaré. 

Depuis plus de deux ans maintenant, les prix de nombreux produits agricoles ont connu une baisse à cause de la coupure du trafic sur certains axes routiers reliant les milieux ruraux aux centres de consommation, les villes. 

Faustin Tawite

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