Butembo : la commission Justice et Paix édifie les étudiants de l’UAC sur l’autonomisation de la jeune fille
La commission Justice et Paix de la paroisse Saint Cyrille d’Alexandrie de l’UCG a édifié les étudiants de l’Université de l’Assomption au Congo, UAC, sur « L’autonomisation de la jeune fille, source de la bonne moralité en milieu universitaire », ce samedi 29 mars 2025. C’était pour clôturer le mois de mars dédié à la femme.
Le thème a été exposé par Maître Naomie Kabuyaya Albertine dans la salle Ouest de l’Institut Kambali. Dans son exposé, Maître Albertinea fait savoir que l’autonomisation est un processus par lequel on peut acquérir le pouvoir, le contrôle sur sa vie et la capacité de prendre des décisions indépendantes.
Ce processus permet à la jeune fille d’accéder à l’éducation de qualité sans discrimination pour qu’elle soit à hauteur de mener sa vie. Maître Naomie a indiqué que l’autonomisation de la jeune fille en milieu académique est importante pour son développement personnel, pour l’amélioration de ses performances académiques et pour le renforcement de la cohésion sociale.
Malgré son impotence, il y a des obstacles pour empêcher la jeune fille d’être autonome. C’est ainsi qu’elle a présenté l’inquiétude selon laquelle plusieurs jeunes filles vont à l’école en attendant le mariage. Pour elle, cette option reste un blocage capital sur le développement personnel de la jeune fille. C’est pourquoi Maître Naomie a appelé l’auditoire à prendre conscience et à suivre les études en profondeur.
« Vous allez constater que les filles qui viennent à l’école, elles ne se concentrent même pas.Donc, les enseignants vont donner des TP, dans des auditoires, mais la jeune qui ne se sent pas capable de faire même un TP, alors qu’elle a suivi au même pied d’égalité le cours que les hommes. Parce que le mariage que nous avons longtemps prôné n’est pas contre la science, le mariage n’est pas contre la science et l’excellence », rappelle-t-elle.
Les participants à cette conférence ont été satisfaits de la matière et se sont exprimés en ces termes.
« (1) C’est une belle initiative, mais ces conférences ne doivent pas être organisées juste au mois de mars. Le mois de mars ne vous appartient pas seulement, c’est toute l’année qui peut vous appartenir, vous, femmes. (2) Je pense que la jeune fille doit prendre conscience de ses capacités. Sur ce, la jeune fille doit être appliquée au cours. Elle ne doit pas baisser les bras devant certaines difficultés », indiquent certains participants.
Les activités de ce samedi ont aussi connu la sensibilisation à la campagne « Zéro déchet en milieu universitaire ».
Esther Vwiravwahali