Butembo-Beni : Mgr Sikuli invite les prêtres à demeurer attentifs aux questions en lien avec l’écologie
L’évêque du diocèse de Butembo-Beni invite les prêtres à toujours être attentifs aux questions écologiques. L’Ordinaire du lieu a lancé la demande lors de la messe chrismale et de renouvellement des engagements sacerdotaux de prêtres de son diocèse, le mardi 15 avril 2025.
Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech voudrait que les prêtres et les autres agents pastoraux insistent sur le danger de la déforestation dans les homélies et autres rencontres pastorales.
“Il est impérieux d’intégrer cette question à vos homélies, votre catéchèse, vos réunions des différents conseils, les rencontres de MAC et GRAS. Bref : dans votre pastorale, tout comme la pastorale scolaire. Avertissez les fidèles sans vous lacer. Ainsi que chaque personne qui habite cette planète, du danger et des risques que nous courons à cause, notamment, de l’extraction du sable dans nos rivières, le long de nos routes, dont certaines pourront disparaître d’ici là. La déforestation”, a mobilisé l’Ordinaire du lieu.
Selon lui, il faut combattre toute tendance qui chercherait à faire croire que l’homme est séparé de son environnement. Le père évêque a également évoqué la construction dans les zones inhabitables qu’il faut combattre ainsi que la mauvaise gestion des déchets.
“Sensibilisons aussi au sujet de la construction à des endroits dangereux, à risque d’érosion, à la transformation des avenues, rues, à marcher au détriment de la beauté, de la propriété, et même de l’hygiène des personnes. Si nous continuons comme ça, qu’est-ce que nous préparons et réservons pour les générations futures ? J’allais presque dire que si nous ne veillons pas sur la nature, arrêtons d’engendrer”, a-t-il conscientisé.
Depuis octobre, le pape François a annoncé une liste de sept nouveaux péchés parmi lesquels, le péché contre la création. C’est un péché contre les générations futures qui se manifeste par des actes et des habitudes de pollution et de destruction de l’harmonie de l’environnement, par des transgressions contre les principes d’interdépendance et par la rupture des réseaux de solidarité entre les créatures.
Stanley Muhindo