Butembo : le prix de nombreux produits agricoles en hausse sur le marché 

Kavira Kaghoma, une des vendeuses des produits vivriers en ville commerciale de Butembo. Ph. Ange Kavuya/RMBB

Plusieurs produits agricoles ont haussé de prix au centre commercial de Butembo (Nord-Kivu) depuis mars 2025. RADIOMOTO.NET s’est rendue sur le marché central, le mardi 15 avril 2025, pour faire ce constat. 

Les vendeurs, que nous avons rencontrés, notent que c’est depuis mars que les produits alimentaires sont en hausse. Par exemple, le sceau de haricot est passé de 25 000 à 35 000 Francs congolais (FC), celui de maïs qui se négociait à 13 000 s’obtient actuellement à 17 000 Francs congolais. 

Aussi, un sac du riz coute actuellement 35 000 FC, alors qu’avant, il s’obtenait à 2 cents quatre-vingt mille Francs. Le sac de manioc est, quant à lui, passé de 85 milles à 100 milles Francs congolais. 

Entre autres raisons, Kavira Kahoma, une vendeuse des produits alimentaires, parle de l’insécurité dans les zones d’approvisionnement, à la base de cette hausse. Elle note que pour le moment, plusieurs produits alimentaires proviennent de l’Ouganda, et que le lot n’est pas vraiment suffisant pour la population de Butembo. 

Dans ce contexte, elle appelle ainsi les autorités compétentes à pacifier les milieux insécurisés pour le bien-être de la population.

“Il y a hausse du prix des produits alimentaires faute de sécurité. Ceux qui peuvent nous apporter les aliments sont déjà à Butembo comme déplacés de guerre. Le peu qui nous arrive ici à Butembo, provient actuellement de l’Ouganda. Le riz ; le haricot ; le maïs nous arrivent de l’Ouganda, raison pour laquelle il y a hausse de prix. Là où on s’approvisionne, il y a une insécurité  grandissante. Que les autorités nous aident à pacifier les endroits insécurisés. Lorsque la paix reviendra, alors les cultivateurs vont travailler le champ, récolter les cultures et le prix va baisser”, a-t-elle plaidé. 

Il convient de noter que les villages qui approvisionnent la ville de Butembo sont, en grande partie, situés dans les territoires de Beni et Lubero. Ici, pullulent beaucoup de groupes armés qui pillent, et parfois, s’approprient les produits vivriers des champs des citoyens.

Ange Kavuya, Stagiaire

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