Pâques ; un moment de restaurer notre Espérance (Interview avec le Curé de Itsu en commune de Kirumba)
Les Festivités de Pâques se préparent dans l’Espérance et la Résilience en paroisse Jésus Miséricordieux de Itsu en commune de Kirumba dans le territoire de Lubero. RADIOMOTO.NET a interrogé, pour ce faire, le curé, ce mercredi 16 avril 2025. Il a répondu au protocole d’interview de Jean-Marie Mitavo, qui sera abrégé par JMM, et sa source le sera sous cette mention : ABM, qui veut bien dire Abbé Benjamin Mughenze.
Jean-Marie Mitavo (JMM) : Monsieur l’abbé Benjamin Mughenze, curé de la paroisse Jésus Miséricordieux de Itsu, bonjour ! Comment se préparent les fêtes pascales au sein de votre paroisse ?
Abbé Benjamin Mughenze (ABM) : La préparation, elle est ordinaire, comme toujours dans l’Église universelle. Nous sommes une année spéciale, comme a insisté Monseigneur l’évêque Sikuli Paluku Melchisédech. Cette année est une année spéciale. Et les fêtes seront aussi spéciales dans l’année jubilaire. La préparation, comme je l’ai dit, être est ordinaire, la note qui marque ce temps spécial, est que nous aurons à bénir un bon nombre de couples qui régularisent leur vie conjugale cette année jubilaire. Cela pourra aider à remettre en ordre beaucoup de nos fidèles qui vivent dans un état anormal. Et alors, cette préparation a commencé déjà depuis le mercredi de cendres avec des visites dans des communautés de base où nous avons visité les fidèles, nous avons dit les messes, béni les maisons , etc. Et puis nous entrons dans le triduum Pascal ce jeudi. C’est un moment de foi, un moment de concertation pour suivre le Christ qui vient pour nous sauver. C’est un salut intégral qui nous arrache dans les vicissitudes de la vie.
JMM : Pour différents sacrements, quel est celui qui va surtout marquer cette paroisse ? Mariage, confirmation, baptême ?
ABM : Le sacrement qui va plus marquer, ça sera surtout le baptême. Le baptême, c’est la renaissance. Et puis lors de la veillée pascale sera marquée par l’entrée de nos frères fidèles dans la grande famille qu’est l’Église. Le baptême, la nouvelle naissance, c’est cela qui marque pratiquement cette grande fête. Et ça va se passer le Samedi Saint qui nous fait entrer dans la grande joie, dans le jubilé même de la Résurrection.
JMM : Monsieur L’Abbé, ici au sein de votre paroisse Jésus Miséricordieux de la commune de Kirumba, y a-t-il eu des récollections pour préparer les chrétiens et les chrétiennes aux grandes fêtes pascales ?
ABM : Comme je vous l’ai dit, les préparations ont commencé déjà depuis le mercredi de cendres. Tout ce temps de carême, nous avons eu à préparer nos chrétiens de différents groupes et de différentes catégories. On a eu beaucoup de récollections, entre autres celle des enseignants, des élèves, que nous appelons secteur scolaire, la récollection de ceux-là aussi que nous appelons bienfaiteurs « wafazili », la récollection des chantres, la récollection de l’UJC (Union des jeunes catholiques), la récollection des aspirants, ils se sont réunis un moment pour réfléchir sur leur vie future et sur leur engagement prochains. Cette série de récollections nous ont permis de revivre ou de revoir notre façon de nous engager dans l’Église qui est notre Mère.
JMM : Avez-vous un message particulier aux fidèles de votre paroisse et à tous ceux du diocèse de Butembo-Beni ?
ABM : Le grand message est celui de tenir fort, toujours être quelqu’un qui espère donc vivre l’espérance dans notre vie actuelle comme chrétiens parce que, vous le savez, nous sommes dans un moment difficile de notre pays, une situation telle que vous la connaissez, qui nous demande d’être des personnes qui vivent dans l’espérance, ne jamais se décourager, ne jamais penser que ce qui se passe, c’est la fin du monde et qu’après ceci, il n’y a plus rien à espérer. Il faut toujours croire que le Christ est là, il a lui-même vécu des moments difficiles. Si lui-même a connu des difficultés, c’est une leçon pour nous pour dire que nous-mêmes chrétiens, nous traversons des moments qui peuvent nous décourager, c’est normal, mais il nous demande de penser à la Résurrection, de penser à la victoire de la vie sur la mort, la victoire de la vie sur tout ce peut chercher à anéantir cette vie. Et donc, confions-nous à la Sainte Vierge Marie qui nous porte toujours dans ses bras, qu’elle nous soutienne et nous encourage, et qu’un moment donné, pendant la résurrection, que nous puissions alors exulter avec la Sainte Vierge qui est toujours et déjà avec nous, qui est notre mère, qui nous aime beaucoup. Je dis particulièrement merci à vous pour votre visite. Avec le Triduum, c’est déjà l’effervescence de la fête. Et donc, merci beaucoup et Bonne Fête.
Des propos recueillis par Jean-Marie Mitavo