Accord de paix RDC – Rwanda : “Il faut qu’on évite les erreurs du passé” (Edgar Mateso) 

D’ici au 02 mai 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda vont signer un accord pour une paix durable entre ces deux voisins. C’est consécutivement à la déclaration signée vendredi 25 avril dernier à Washington, aux USA, par les ministres des Affaires étrangères de deux États. Analysant l’annonce, l’assistant Edgar Mateso croit qu’il faut éviter les erreurs du passé, dont le flou qui a caractérisé l’accord-cadre d’Addis-Abeba de 2013. 

Cet enseignant de philosophie à l’Université de l’assomption au Congo (UAC) et analyste politique félicite, avant tout, le gouvernement américain qui œuvre pour la pacification de la sous-région de Grands-Lacs. 

Edgar Mateso croit que pour une paix durable, il faut des mesures contraignantes contre quiconque envahira le territoire de son voisin. Il pense également que le médiateur devra exiger un dialogue entre les dirigeants rwandais et les FDLR comme la RDC l’a fait avec le M23-AFC.

S’agissant du soutien aux forces terroristes, à mon avis, pour une paix durable et pour éviter des soupçons couplés d’accusations mutuelles, il faudra que Washington, le médiateur, impose au Rwanda d’ouvrir le dialogue inter-rwandais avec les FDLR, autant que la RDC l’a déjà ouvert avec l’AFC/M23”, a-t-il déclaré. 

Quant aux minerais stratégiques de la RDC, l’assistant croit que cela ne devra pas faire objet de débat, car c’est une propriété exclusive de la RDC. Il en est de même pour le retour des réfugiés qui, chacun est censé connaitre d’où il est venu.

Quant aux minerais stratégiques du Kivu, dont on a fait allusion dans la déclaration, à mon avis, point n’est besoin d’en faire débat. D’autant plus qu’il s’agit bel et bien d’une propriété exclusive de la RDC qui doit décider de la manière de gestion de ses minerais. Il en est de même du retour des déplacés internes et des réfugiés. Nul ne peut être fier de vivre chez autrui, ni forcé de retourner là où sa sécurité est menacée en vertu du droit international humanitaire. Si cela peut faire débat entre les deux États, il y a lieu de s’interroger sur le vrai statut de ces réfugiés”, a-t-il analysé. 

Cette déclaration, signée par Thérèse Kayikwamba Wagner du côté congolais et Olivier Nduhungirehe du côté rwandais, repose sur six engagements majeurs. Il s’agit de la reconnaissance mutuelle de la souveraineté et de l’intangibilité territoriale, la prise en compte des préoccupations sécuritaires, la promotion de l’intégration économique régionale, la facilitation du retour des personnes déplacées, le soutien à la MONUSCO et l’élaboration d’un accord de paix.   

Stanley Muhindo

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