Nord-Kivu : des pétroliers et le gouverneur conviennent sur l’achat à 3 900 FC du litre de carburant à la pompe à Beni et Butembo
Un motard se ravitaille auprès d’un vendeur ambulant du carburant, communément appelé «Kadaffi», sur le boulevard Nyamwisi de Beni (Nord-Kivu). 13/11/2016. Ph. Radio Okapi/Freddy Lufulwabo
Le prix d’un litre de carburant doit s’acheter à 3 900 Francs congolais (FC) à la pompe dans les villes de Beni et Butembo. C’est le compromis trouvé entre les opérateurs économiques œuvrant dans le domaine pétrolier et l’autorité provinciale, à travers son conseiller en charge de la reconstruction et finances, David Kamuha. La rencontre s’est tenue au gouvernorat à Beni, le lundi 28 avril 2025.
L’initiative est consécutive à la hausse du prix du carburant observée depuis samedi soir, malgré les efforts fournis par le gouverneur pour qu’il n’y est pas carence.
Le représentant des pétroliers de Beni a indiqué qu’ils sont tous d’accord qu’un litre se vende à 3 900 FC dans les stations-service où tout le monde devra se ravitailler, car il n’y aura plus de vente en gros.
“Après entretien avec l’autorité, nous nous sommes fixés sur certains points. À partir d’aujourd’hui, les produits pétroliers auront comme prix, dans des stations-services, 3900 francs par litre. Et comme mesure d’accompagnement, nous nous sommes convenus qu’on évite de faire une vente en gros dans des stations-services. Et nous demandons à la population de se ravitailler dans des stations-services où le prix sera toujours maintenu jusqu’à la fin de l’entretien du pont (Semuliki : ndlr)”, a-t-il affirmé.
Le conseiller du gouverneur en charge de la reconstruction et finances, David Kamuha, parle d’un ordre à respecter. Il instruit le service de l’économie à veiller à son respect, pas seulement à Beni mais également à Butembo.
“Cela signifie qu’il est strictement interdit d’aller au-delà de 3 900 ou en dessous de 3 900. C’est strictement interdit de faire la vente à gros au niveau des stations, pour éviter que les grands Kadafis viennent mettre la rupture des produits dans les stations. Et ici, le service de l’économie est interpellé pour faire exécuter toutes ces mesures, de telle sorte que celui qui va violer ces mesures soit sanctionné conformément à la loi. Je tiens ici à préciser que nous avons élargi la réunion aux pétroliers de Butembo par vidéoconférence. Donc, les mesures que nous venons de prendre à Beni valent également pour la ville de Butembo”, a-t-il insisté.
Depuis le week-end dernier, le prix du carburant ne cesse de grimper. Jusqu’au matin de ce mardi, un litre d’essence se négocie entre 5 000 et 6 000 chez les revendeurs « Kadafis » en ville de Butembo. Dans les contrées plus éloignées de la ville, c’est entre 7 000 et 10 000 F. Ce qui inquiète la population.
Stanley Muhindo