Butembo : des étudiants et enseignants de l’UAC édifiés sur le Numérique dans la défense et la sécurité nationale
Des étudiants et enseignants de l’Université de l’assomption au Congo (UAC) sont en colloque scientifique. La séance de réflexion, qui porte sur le thème principal : “la société et le numérique”, s’étend sur deux jours, soit ce vendredi et samedi 17 mai 2025. C’est la salle Est de l’Institut Kambali qui sert de cadre à ces activités scientifiques.
Pour ce vendredi, les participants ont suivi 4 sous thèmes centrés sur l’usage du numérique. Le Commissaire supérieur principal, Richard Mbambi Kingana Kitabakulu, l’un des intervenants, a exposé sur le “Numérique dans la défense et la sécurité nationale”.
Cet officier de la Police nationale congolaise (PNC) et spécialiste en Informatique, a parlé de l’opportunité qu’offre la venue du numérique dans la sécurité et la défense nationale.
Le ressortissant de l’UAC en Réseaux Informatiques a montré comment les outils numériques peuvent aider dans le maintien de l’ordre public et la défense.
Selon lui, pour qu’en République démocratique du Congo, le numérique contribue à la sécurité et la défense, il faudra que l’État songe à la capacitation des agents de l’ordre et de sécurité sur le numérique pour que ceux-ci soient en mesure de barrer la route à l’ennemi.
“Ce que nous devons savoir au départ, pour sécuriser la population et ses biens, il nous faut d’abord, un, avoir un bon renseignement, deux, avoir des instruments capables de maintenir cette sécurité. Et comme nous sommes dans le numérique, il nous faut s’outiller sur la nouvelle technologie. Parce que, que ce soit dans les renseignements, que ce soit dans le maintien de l’ordre, que ce soit dans la Défense, l’information va se prendre sur terre par ce que nous appelons les capteurs, qui peuvent être des humains ou qui peuvent être des dispositifs. Les drones, les avions de chasse… les hommes sont là pour les manipuler”, a-t-il démontré.
Abordés, les participants à cette première journée de réflexion apprécient positivement la matière abordée. Ils encouragent les organisateurs à multiplier les séances du genre.
“(I) Pour moi, en fait, c’est très enrichissant. Ça part du côté de la police, du côté des juristes, du côté des philosophes. Il y a ce côté qui nous ramène tous à quelque chose par rapport au numérique qui peut être bénéfique ou qui peut être un danger aussi (II) Je suis satisfaite et j’aimerais que les journées pareilles puissent se multiplier pour renforcer nos capacités parce que ça nous aide (III) Le premier orateur nous a parlé de comment le numérique est déjà réglementé en RDC et que les fausses informations que les gens partagent dans les réseaux sociaux doivent être conséquents”, ont-ils affirmé.
La deuxième journée de ce colloque, c’est ce samedi 17 mai 2025 dans les mêmes installations à partir de 9 heures.
Joëlle Mwenge