RDC : JED rappelle au CSAC que “la liberté de la presse n’est pas un privilège concédé par le pouvoir”
« La liberté de la presse n’est pas un privilège concédé par le pouvoir, mais un droit constitutionnel fondamental. Ce n’est pas un cadeau d’un prince qu’on donne ou qu’on reprend selon l’humeur ».
C’est de cette manière que l’ONG Journaliste en danger (JED) réagit à la décision rendue publique mardi 03 juin dernier par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), interdisant aux médias de relayer les activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ainsi que celles de son autorité morale, l’ancien président Joseph Kabila.
Selon l’organisation, par le biais de son secrétaire général, Thivis Thivuadi, « Cette décision est illégale, arbitraire, et constitue une atteinte grave à la liberté de la presse dans notre pays », a-t-il dit à Radio Okapi.
En outre, il dénonce une décision prise de manière irrégulière, affirmant que la décision n’a été signée que par cinq membres sur les quinze que compte l’assemblée plénière du CESAC. Et donc, ce bureau ne peut engager ni l’assemblée plénière, ni l’institution entière.
Le secrétaire de JED appelle les journalistes à résister, à tenir bon et continuer à faire leur travail, à ne pas céder à l’intimidation, car indique-t-il, « le premier défenseur de la liberté de la presse, c’est le journaliste lui-même. Il connaît les limites fixées par la loi et c’est à lui d’assumer ses responsabilités ».
Pour Thivis Thivuadi, il est urgent que les autorités compétentes interviennent afin de stopper ce qu’il qualifie de « dérive dangereuse ».
Stanley Muhindo