Butembo : La drépanocytose, une maladie non fatale si elle est prise en charge à temps (Dr Mumbere Mupenzi) 

La journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été célébrée, ce jeudi 19 juin 2025. À Butembo, une rencontre de sensibilisation s’est tenue sur la pelouse de l’hôtel Butembo à l’intention des personnes et familles frappées par cette maladie. À l’occasion, le docteur Mumbere Mupenzi a rappelé que la drépanocytose n’est pas fatale si elle est prise en charge à temps. 

Des témoignages, recommandations et conseils en rapport avec cette maladie étaient à l’ordre du jour. Prenant la parole en premier, le docteur Mumbere Mupenzi, médecin pédiatre aux cliniques universitaires du graben, fait savoir que la drépanocytose appelée encore anémie SS est une maladie génétique de l’hémoglobine que l’enfant reçoit de ses deux parents. 

Cette maladie provoque l’anémie, les douleurs un peu partout, et les infections en répétitions et autres. Le docteur Mupenzi souligne que cette maladie n’est pas fatale. Car, selon lui, si elle est découverte à temps, le personnel soignant met en place les mesures d’accompagnement pour que la fréquence des crises soit réduite. 

Pendant ce temps, Patient Kasereka, drépanocytaire de 32 ans, affirme qu’il ne savait pas qu’il atteindrait cet âge. Il témoigne qu’il pratique correctement les conseils des médecins.

« Avant, on nous disait qu’une personne drépanocytaire ne peut pas atteindre 25 ans. Mais aujourd’hui, moi, j’ai 32 ans, je suis convenablement les conseils des médecins. Je suis en train de vivre et je suis en bonne santé. C’est vrai, il y a des crises qui arrivent de temps à temps, mais ça passe souvent. En tout cas, l’important dans tout ça, c’est de pratiquer les conseils des médecins. Et là, on a confiance qu’on peut vivre longtemps sur cette terre », a-t-il témoigné. 

Joël Sikavowa, psychologue clinicien, a, à son tour, souligné que les drépanocytaires sont comme toute autre personne vivant avec une maladie chronique. D’où son appel à toute la communauté de ne pas les stigmatiser et à ne pas les écarter de la vie professionnelle parce que la drépanocytose n’est pas une maladie contagieuse.

« Dans la société, on ne doit pas les stigmatiser et aussi, on ne doit pas les écarter de la vie sociale, de la vie professionnelle, de la vie religieuse. On ne doit pas les discriminer sur tous les plans. On doit les prendre, les considérer comme toute autre personne avec une pathologie aussi chronique. Du moment où ce n’est pas une maladie contagieuse, bien que ça puisse être héréditaire, mais ce n’est pas directement contagieux sur le plan biologique », a-t-il exhorté. 

La journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a pour objectif, de sensibiliser le grand public sur cette maladie génétique méconnue et de récolter des fonds pour soutenir les familles et enfants drépanocytaires.

Rosette Kamukehere

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