Butembo : la CNPR dénombre plus de 170 morts dans des accidents routiers de janvier à juin
Plus de 170 morts aux côtés des blessés et des dégâts matériels est le bilan des cas d’accidents routiers documentés par la Commission nationale pour prévention routière (CNPR), antenne de Butembo, de janvier à juin 2025. Samuel Maliro, chef d’antenne de ce service étatique, a livré ces statistiques le mercredi 25 juin 2025, au cours d’une interview accordée à la presse bubolaise à son office de travail.
Le chef de la commission de régulation routière a déploré la multiplicité de cas d’accidents à Butembo. Il cite l’ignorance du code de la route par les conducteurs comme cause majeure de ce cas d’accidents.
“Nous avons enregistré plus de 170 morts du janvier jusqu’à présent. Nous n’avons pas encore enregistré la mort de cette maman qu’on a écrasée, et la dame qui était morte au niveau de Njiapanda, et le taximan aussi. Et avant-hier, il y a eu encore un accident. Dans moins de deux jours, je vous donne l’exemple, il y a déjà quatre morts. Deux au niveau de Njiapanda, l’autre ici au niveau du VGH, l’autre au niveau de Furu. Et cela, c’est visible. Maintenant, à côté, imaginez-vous, c’est comme l’épidémie. La cause numéro première, c’est l’ignorance du nouveau code de la route”, a-t-il déclaré.
Pour pallier ces cas d’accidents, le chef d’antenne de la CNPR-Butembo encourage les usagers de la route sans distinction, de venir suivre la formation sur le nouveau code de la route à la CNPR.
“Et c’est ce qui nous pousse maintenant à faire l’appel à tous les utilisateurs de la route, que ce soit les piétons et tout le monde, de venir s’inscrire pour qu’ils soient formés par rapport au respect de ces signaux. Que les mêmes personnes viennent au niveau du bureau pour qu’on leur dise les conditions, parce que nous allons bientôt débuter. Avec les taximen, nous venons de faire une réunion avec l’association des chauffeurs ACECO, juste pour essayer de diminuer la fréquence des accidents”, a-t-il conscientisé.
Actuellement, un jour ne passe sans que la ville de Butembo n’enregistre un cas d’accident. Ces catastrophes se soldent soit par mort d’hommes, soit par blessures graves, soit encore par dégâts matériels.
Joëlle Mwenge