Beni : la culture du cacao à la base d’abandon de nombreux élèves en sous-division d’Oïcha
Comme dans des écoles primaires, un nombre record de cas d’abandon a été enregistré dans plusieurs établissements secondaires de la sous-division d’Oïcha. Ce constat a été fait lors de la proclamation des résultats et de la fermeture de l’année scolaire 2024-2025 dans plusieurs écoles d’Oïcha. Certains chefs d’établissement ont cité la culture du cacao et la délinquance juvénile comme principaux facteurs ayant contribué à cette situation.
Dans la commune d’Oïcha, plusieurs écoles secondaires ont enregistré une augmentation des abandons cette année scolaire par rapport à l’année dernière. C’est le cas de l’Institut d’Oïcha, situé au nord de la commune. Son préfet, Kambale Kitsuigha Brave, évoque certains facteurs ayant favorisé cette situation.
L’Institut Monseigneur Kahongya, situé à l’ouest d’Oïcha, a également été touché. Cette année, au moins une centaine d’élèves ont abandonné leurs études, selon le rapport présenté par le préfet des études de cette école conventionnée catholique, lors de la proclamation des résultats jeudi dernier. Paluku Mbafumoja Évariste s’inquiète de cette situation et appelle les jeunes à prendre conscience des enjeux.
La situation est similaire à l’Institut Mabalako, situé dans le quartier Pakanza. Le chef d’établissement, Kambale Mathe Makuta, demande l’implication des parents pour assurer le suivi de leurs enfants jusqu’à l’école.
Avec la hausse du prix du kilogramme de cacao sur le marché dans la région de Beni et environs, de nombreux cultivateurs se sont tournés vers cette culture, entraînant certains jeunes, y compris des élèves, à s’engager dans l’achat de cacao en commune d’Oïcha. C’est d’ailleurs, l’une des raisons évoquées par l’inspecteur du primaire en sous-division d’Oïcha, qui justifie l’absence de 1 282 écoliers à l’examen de fin d’études primaires, l’ENAFEP, dans cette entité éducative.
Samy Kitha