Beni : La découverte d’une arme dans un véhicule sème une panique à Kasindi
Une vive panique a éclaté ce lundi 7 juillet 2025, aux alentours de 11 heures, au poste frontalier de Kasindi, non loin du bureau local de la Société nationale d’électricité, la SNEL. Des tirs de sommation ont été entendus dans cette partie du territoire de Beni. Militaires et policiers ont ouvert le feu en l’air pour disperser une foule en colère.
Les habitants menaçaient d’incendier un véhicule suspect. Selon des témoignages recueillis sur place, le véhicule roulait à vive allure sur la RN4 avant de terminer sa course dans un ravin, à l’entrée du bureau de la SNEL. Des habitants se sont alors approchés pour constater les faits.
En fouillant le véhicule, ils ont découvert une arme à feu dissimulée sous un siège, ainsi que plusieurs effets militaires. « Un agent de la police de circulation routière, présent sur le lieu, a rapidement récupéré l’arme et l’a acheminée au poste de police », confirme Mumbere Muhiwa Jackson, président du conseil local de la jeunesse dans le groupement Basongora.
Mais dans un communiqué de la police nationale congolaise PNC ciat Kasindi, il a été noté que la situation faisait suite à une intervention des forces de l’ordre visant à disperser une foule en colère, après qu’un véhicule de marque Nissan, immatriculé IT 5447, a percuté un motard (moto-taximan) transportant un client au centre de cette cité frontalière.
En réaction, des habitants ont tenté d’incendier le véhicule impliqué et de s’en prendre physiquement aux occupants. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour maîtriser la situation : « elles ont arrêté le chauffeur et son collègue, et sécurisé le véhicule », a indiqué le document. A notre source d’ajouter que deux hommes en tenue civile se trouvaient à bord du véhicule.
Le conducteur, son passager, le véhicule ainsi que les objets saisis sont désormais entre les mains des services de sécurité. Grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, la situation a été maîtrisée, même si elle a nécessité des tirs de sommation.
Le calme est revenu vers midi, et les activités ont pu reprendre normalement. Le comité local de sécurité est saisi du dossier et l’enquête suit son cours.
Héritier Ndunda