Butembo : Des arbres antiérosifs récemment plantés le long des routes et ravins n’existent plus !
Les arbres récemment plantés le long du ravin du site de l’abattoir public de Butembo et aux abords de grandes artères n’existent plus. Radio Moto Butembo-Beni a fait le constat ce lundi 07 juillet 2025. Plusieurs raisons, notamment le non-suivi de ces projets, président à l’inexistence de ces plantules qui visaient d’une part la protection de l’environnement et d’une autre la lutte contre les érosions.
Au site de l’abattoir public de Butembo, aucune plantule de bambou, ni du filao, n’est observable le long du ruisseau qui coule dans le ravin. Pourtant, ils y avaient été plantés par le service de l’environnement le 10 octobre 2024, une journée dédiée à l’arbre. Même observation le long du boulevard Président Joseph Kabila et de la rue Père Jérôme Masumbuko. Ici, ce sont « les tous travaux » de l’ex-Fond Social qui avaient exécuté ce projet mort.
Le service urbain de l’environnement à Butembo avance plusieurs motifs. Le broutage des espèces plantées par des bêtes en divagation, le vol des plantules par des particuliers vers leurs propres parcelles et le manque de suivi que réaliserait le Fond Forestier National, FFN, a justifié un inspecteur urbain chargé de la Conservation de la nature au service urbain de l’environnement. Lors de l’interview, Kambale Muhatane Anselme a poursuivi que son service a été impliqué dans ces ouvrages uniquement comme technicien et non chargé de suivi.
« On avait fini avec la plantation des arbres. Après, on devrait avoir une période de 3 à 6 mois pour l’arrosage, le traitement et le suivi de ces plantules. Il n’y avait pas eu de fonds. L’environnement était dans ce projet juste comme un service technique », précise-t-il.
Pour prévenir, dans le futur la disparition de ces genres de projets antiérosifs et de protection de l’environnement, cette source plaide pour la création d’une commission mixte Office des voirie et drainage, Services de cadastre, d’urbanisme, de l’environnement et le Fond forestier national pour étudier des voies et moyens de bien penser la protection de l’environnement.
Par ailleurs, Kambale Muhatane Anselme recommande aux autorités compétentes d’appliquer les lois qui interdisent la divagation des bêtes et l’extraction illégale des matériaux de construction dans des rivières. Il voudrait surtout voir l’implication de tous dans la sensibilisation à la protection de l’environnement. Pendant ce temps, des érosions au site de l’abattoir continuent de s’enregistrer au risque de provoquer des accidents pour l’homme et les bêtes.
Patrick Kalungwana