Butembo : le litre d’essence repasse à 3 700 ou 3 500 FC, la FEC s’explique sur la hausse passée
“Rien ne peut plus expliquer la hausse du prix de carburant à la pompe, tout comme chez les revendeurs communément appelés Kadhafi de Butembo, à partir de ce vendredi 11 juillet 2025. Un litre d’essence qui se négocie entre 5 milles et 8 milles Francs congolais, coute désormais entre 3 mille 500 et 3 mille 700 FC.
Pour cause, des camions citernes qui étaient bloqués à Kasindi depuis la semaine dernière sont arrivés à Butembo depuis la nuit de jeudi 10 juillet 2025 avec une grande quantité de carburant.
Au cours d’une interview accordée à Radio Moto Butembo-Beni en son office de travail, Polycarpe Ndivito, président de la FEC de Butembo/Lubero, explique que si le prix du carburant a grimpé la semaine dernière, c’est parce que toutes les exonérations sont arrivées en échéance et la douane de Kasindi qui est l’autorité supérieure sur la marchandise à l’importation ne peut pas se permettre de continuer à percevoir au prix de l’exonération. Cependant, tout est normal et les opérateurs économiques se sont déjà inclinés devant la loi congolaise.
“Elle doit revenir sur la loi, sur le code douanier en matière de produits pétroliers. C’est comme ça que les commerçants, maintenant, lorsqu’ils sont arrivés avec les produits à la douane, la loi leur a dit non, si vous ne payez pas au prix réel sur les produits pétroliers, en ce moment-là, moi, je ne veux pas de douanier, je ne vais pas accepter. C’est cette transition-là qui a fait qu’il y a une rupture de stock d’abord sur le marché, et en même temps, les commerçants pensaient que peut-être, il y aurait une autre exonération, on peut rallonger l’exonération. Maintenant, le pouvoir central n’ayant pas répondu à la demande des opérateurs économiques, c’est comme ça qu’il y a eu cette surchauffe sur le marché des produits pétroliers”, a-t-il expliqué.
La même source demande à ses partenaires communément appelés Kadhafi de baisser le prix d’un litre entre 3 100 et 3700 francs congolais.
“Oui, il était déjà à 5.000 parce qu’on était à 3.100. On est allé à 5.000, comme un crash d’un avion. Maintenant, hier moi-même, j’ai acheté à 3.700. L’offre maintenant est là. Les pistes sont entrées de se normaliser. Donc, il faudra que, par rapport à cette situation, c’est la demande de la Fédération des entreprises du Congo, il faut que tous les partenaires pétroliers, ce qu’on aimerait appeler Kadhafi, il faut qu’ils comprennent que la situation s’est déjà normalisée. Les prix vont être légèrement en hausse. Mais ça ne va pas influencer le transport. Oui, parce que la marge, elle est encore minime”, a-t-il rassuré.
Il sied de noter que par rapport avec l’insécurité qui prévaut dans la contrée, le gouvernement congolais avait octroyé certaines exonérations aux opérateurs économiques notamment sur le prix du carburant à l’importation afin de réduire le prix du transport. Mais, le délai est en échéance ou fini.
Évariste Mwenge & Isaac Kawitevali