Butembo : la société civile insiste sur l’aménagement des marchés pour mieux réguler la circulation

Mathe Saanane, président de la coordination urbaine de la société civile de Butembo. @ Kakule Kilumbiro

Le président de la société civile, forces vives de Butembo, estime que la fluidité du trafic et l’élimination des embouteillages au centre-ville de Butembo dépendront avant tout de l’aménagement de marchés périphériques conformes aux normes. Cette proposition intervient en réponse aux préoccupations exprimées par le maire concernant l’encombrement des artères principales par les commerçants.

RADIOMOTO.NET a abordé ledit président, le mardi 15 juillet 2025, au lendemain de la publication d’un communiqué du maire déplorant l’occupation des trottoirs par les marchands le long des boulevards Président Joseph Kabila, Julien Paluku et Denis Paluku. 

Mathe Saanane a analysé que cet afflux de commerçants au centre de Butembo émane de la forte démographie humaine que connait la ville. Selon lui, l’absence de marchés bien aménagés en dehors du centre-ville en est aussi une des raisons. Par conséquent, des commerçants se concentrent au centre en quête des clients. 

Pour pallier le problème et donner impact positif à la mesure du Maire, il appelle à orienter, d’une manière satisfaisante, des marchands vers d’autres marchés à l’intérieur de Butembo.

Nous pensions qu’il y aurait deux pistes de solution : La première, c’est de préparer des endroits pour ces marchands et les y orienter. La deuxième piste consiste à imposer l’autorité de l’État. C’est après cette orientation que l’autorité peut savoir s’imposer par une quelconque mesure.  Et en imposant cette autorité, l’autorité sera en train de protéger ses administrés, la protection étant le devoir de l’exécutif”, a-t-il recommandé.

Le président de la société civile de Butembo sensibilise à l’occasion l’autorité de Butembo, ses services de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’habitat, ainsi que toute la population à promouvoir l’existence d’autres marchés. À défaut d’occuper les marchés périphériques, Mathe Saanane recommande à l’État de cartographier la ville et proliférer les centres de ravitaillement des produits de première nécessité. Ce, pour créer une proximité permettant à ceux qui cherchent les clients de tout près d’être satisfaits et ainsi désengorger les voies publiques. 

Aux marchands, il conscientise qu’œuvrer sur la voie publique, c’est se risquer à d’éventuels accidents, à cette ère d’intensification de la circulation des engins roulants au centre-ville. Malgré tout, Mathe Saanane estime que tant que l’autorité urbaine n’orientera pas ces commerçants vers d’autres lieux d’échange appropriés, les trottoirs seront toujours enviés.

Patrick Kalungwana

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