Beni : un camp des miliciens détruit par l’armée à Makubi
Les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont détruit, le matin de ce mercredi 13 août 2025, le camp des éléments présumés maï-maï qui était érigé sur la colline Makubi. Cette colline est localisée entre les villages Ngoyo et Mununze, dans la localité Bapakombe-Pendekali, en groupement Baswagha-Madiwe, territoire de Beni.
Les éléments maï-maï de Makubi constituaient un problème sécuritaire pour la population environnant cette colline, selon le Président de la société civile de Baswagha-Madiwe.
Justin Paluku Kavalami, Président des forces vives de Baswagha-Madiwe a exprimé, ce même mercredi, sa satisfaction à la suite de cette destruction. Pour lui, c’était un danger sécuritaire pour la population qui s’était opposé, depuis la semaine dernière, à l’installation de ces miliciens à Ngoyo-Mangongweto, près de Makubi. Justin Paluku Kavalami encourage l’armée loyaliste à éradiquer les groupes armés dans le groupement Baswagha-Madiwe.
« Nous réitérons notre soutien total aux forces loyalistes et nous promettons de collaborer avec elle pour que la paix soit une réalité en groupement Baswagha-Madiwe. Néanmoins, nous voulons que soient diligentées des enquêtes sérieuses, des analyses approfondies afin que l’on comprenne, au même moment, avec les autorités, les vraies raisons qui motivaient souvent certaines personnes à se créer des groupes armés juste pour déstabiliser la sécurité. La même situation a vécu en février, mars et avril, au niveau de Mabalako-Kamaume. Certaines personnes qui se disaient appartenir au mouvement FAR avaient troublé la quiétude de la population. On avait enregistré des morts. Jusqu’à présent, les familles des victimes continuent de pleurer les leurs. C’est pourquoi nous voudrions comprendre qui soutiennent tous ces mouvements qui déstabilisent la situation sécuritaire dans le groupement Baswagha-Madiwe », a-t-il insisté.
Le président des forces vives de Baswagha-Madiwe invite au même moment la population à la vigilance et à la dénonciation de toute personne suspecte auprès des services compétents. Il a profité de l’occasion pour dénoncer la présence troublante des combattants maï-maï à Visiki, Vurarama dans la localité de Visiki-Mambombo et à Ngazi, Nganda sina Kiti dans la localité de Kipabashi. Pendant ce temps, cette source dit ne pas posséder d’informations sur la destination du groupe, dont le camp a été détruit à Makubi.
Patrick Kalungwana