Nord-Kivu : la pomme de terre abonde les marchés de Goma

La pomme de terre est actuellement l’un des aliments qui abonde les marchés de la ville Goma. Visible dans les dépôts et le long des passages pour la vente, elle occupe une place de taille dans la préparation des repas, que ça soit pendant les grandes cérémonies, soit dans les ménages dans cette zone. Les derniers consommateurs, ou mieux les habitants dépourvus des moyens financiers à cause de la situation sécuritaire et économique chamboulée et marquée par une crise de liquidité, observent avec une profonde envie cette denrée alimentaire, mais sans la force de s’en procurer. 

Selon les témoignages recueillis auprès des marchands ce lundi 18 août 2025, plusieurs tonnes de ce produit proviennent de Masisi, Rutshuru, Kibumba, aux alentours de Goma moins les espaces où se déroulaient les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de l’AFC-M23 les mois derniers, car les agriculteurs n’avaient pas suffisamment travaillé leurs champs alors qu’une autre grande quantité vient de Minova, Nzulo au Sud-Kivu et du Rwanda voisin. 

Des variétés différentes et géantes, un sac coûte 150 000 francs congolais tandis qu’1 kilogramme se négocie entre 850 et 1000 FC. Pendant que l’approvisionnement sur les marchés foisonne, les acheteurs avec le besoin d’en consommer, eux, n’y arrivent pas à cause, justifient-ils, du manque de l’argent, l’une des conséquences fâcheuses de la fermeture des banques depuis l’entrée de l’AFC-M23 dans cette ville densément peuplée et cosmopolite.

La ville est vraiment alimentée. S’agissant de la pomme de terre, elle est dans des dépôts en abondance. Alors le problème serait pour les familles de s’approvisionner en pomme de terre parce qu’il y a carence en matière d’argent. Tout semble fonctionnelle, mais les familles sont en difficulté financière”, s’est plaint un habitant. 

Parmi les autres produits agricoles comestibles rencontrés en quantité dans les points de vente, nous pouvons citer les patates douces, les bananes plantains, les courges, les maniocs sans oublier les fruits et les légumes de toute sorte. Bref, à Goma, les marchés sont pleins, mais les poches sont vides.

Ghislain Siwako

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