Lubero : la vie reprend à Mabambi après les heurts de fin juin
La vie a repris son cours normal dans presque toutes les entités de la paroisse Sainte-Joséphine de Bakhita de Mabambi en chefferie de Baswagha, dans le territoire de Lubero. Ce, après les affrontements qui ont opposé, vers fin juin 2025, les forces de défense et de sécurité de la RDC à un groupe de miliciens installés sur le mont Muhola.
Les conséquences étaient néfastes que plusieurs habitants avaient abandonné leurs domiciles et plusieurs biens pillés par les belligérants. Au retour, les habitants de Mabambi, Kivugha, Ngongi et environs ont recommencé presque à zéro.
En ces jours, ils ont renoué avec les travaux champêtres et commerciaux. Un habitant que nous avons joint sur place parle des écoles qui ont commencé à inscrire les enfants pour le début de l’année 2025-2026.
« L’accalmie s’observe à partir de Musingiri jusqu’à Kalundu-Vuyinga. La sécurité est au top. D’ailleurs, les responsables des écoles ont commencé l’inscription de nouveaux apprenants. Les parents les amènent à l’école. Les habitants sont de retour dans les villages de Ngonji, Mabambi, Kivugha, Kalundu. Même le marché fonctionne bien. Nous vivons très bien avec les militaires. Ils ne dérangent pas la population », a-t-il confié à RADIOMOTO.NET ce mardi.
Aussi, cet habitant a affirmé que les structures sanitaires fonctionnent normalement. Toutefois, les habitants hésitent de rentrer dans les villages de Kaghembe, Tsaka-Tsaka et Kalegha faute de sécurité.
« Le centre de santé de Mabambi et celui de Vitumbi fonctionnent normalement. Si vous y allez, vous trouverez les soins sans problème. Nous souhaitons que Kaghembe soit sécurisé afin que les habitants puissent y retourner, car c’est là qu’ils cultivent leurs champs et génèrent de bons revenus agricoles qu’ils vendent sur les petits marchés. Dans ce village, malheureusement, les miliciens circulent librement, et cela fait peur aux habitants qui hésitent à s’y rendre. Concernant la route, il n’y a pas de problème : les usagers paient les frais de péage, et les services de Transcom sont encore visibles sur place », a-t-il témoigné.
Plusieurs usagers de la route Vuyinga-Mabambi-Butembo témoignent d’une accalmie sur ce tronçon routier. Ils parlent de l’éradication des barrières illicites en conservation de celles du péage route pour l’entretien de cette voie par l’attributaire.
Kakule Kilumbiro