Butembo : ISPRON rappelle la nécessité d’assister les enfants déplacés de guerre en fournitures scolaires
De nombreux enfants déplacés de guerre ont débuté l’année scolaire sans fournitures scolaires en ville commerciale de Butembo. L’alerte est de l’ONG Intégration sociale pour la promotion des nécessiteux (ISPRON) qui continue de mobiliser pour l’assistance en faveur de ces enfants victimes de la guerre.
Jeannine Varondi, l’une des permanentes du bureau de l’ISPRON qui s’est confiée à RADIOMOTO.NET, se désole que jusqu’ici, aucun bienfaiteur ne s’est présenté à l’ISPRON pour déposer leur assistance en faveur des élèves déplacés de guerre. De nombreux enfants sont à l’école sans objets classiques, regrette-t-elle.
“Vraiment, les enfants déplacés ont commencé l’année scolaire ce lundi, mais jusqu’à présent, ils n’ont ni cahiers, ni stylos, ni cartables, même pas d’uniformes. Ils partent à l’école sans uniforme, sans cahiers ni stylos, vraiment. Nous n’avons rien reçu comme assistance scolaire”, a-t-elle indiqué.
L’ISPRON réitère son appel aux personnes de bonne volonté de songer aux enfants déplacés pour leur redonner sourire.
“Aux habitants de Butembo, je veux vraiment leur demander d’aider les enfants déplacés, car ces enfants ont besoin d’étudier. Mais lorsqu’ils manquent de fournitures scolaires, certains disent déjà qu’ils ne veulent plus aller à l’école parce qu’ils n’ont même pas de cahier. Vraiment, si quelqu’un peut apporter ne serait-ce qu’un cahier ou un stylo, qu’il soit le bienvenu ici au bureau de l’ISPRON. Nous sommes à la Cathédrale tous les jours sauf le dimanche”, a-t-elle mobilisé.
Il convient de noter que la coordination d’élèves et le Parlement d’enfants Butembo-Lubero ont annoncé une campagne de collecte de fournitures scolaires pour les enfants déplacés vivant à Butembo. Les deux structures appellent ainsi à la mobilisation de tous pour cette action caritative afin de compatir avec ces enfants victimes de la guerre. Les équipes mobilisatrices seront sous peu larguées sur le terrain pour la collecte, selon les organisateurs.
Joëlle Mwenge