Rutshuru : la rentrée scolaire bien effective à Nyamilima, mais des enseignants envisagent une grève
Les cours se déroulent normalement depuis le 1ᵉʳ septembre dans les écoles primaires et secondaires de l’agglomération de Nyamilima, dans la sous-division Rutshuru 4, à une quarantaine des kilomètres du chef-lieu du territoire de Rutshuru. Les enseignants et élèves qui ont affiché une timidité au premier jour, ont décidé de lancer l’année scolaire 2025-2026.
Selon un formateur d’une école primaire de la place, les enseignants attendent la concrétisation de la promesse de la Caritas Développement Goma, celle de finaliser le processus de paiement des arriérés des salaires des enseignants d’ici fin septembre.
Il estime également que si la Caritas n’honore pas cette décision, les enseignants de Nyamilima finiront par emboiter le pas leurs collègues d’autres zones de Rutshuru qui sont déjà en grève.
“La rentrée des classes pour l’année scolaire 2025-2026 a été effective ce 1ᵉʳ septembre 2026 dans la communauté de Nyamilima. Cette rentrée intervient dans un contexte marqué par des mouvements de grève en préparation. C’est pourquoi cette première journée s’est déroulée dans une certaine timidité, tant du côté des enseignants que des élèves. Mais après ces trois premiers jours, nous sommes aujourd’hui le 3 septembre, les uniformes bleus et blancs commencent à se multiplier dans les rues de l’agglomération. Si les enseignants se sont tout de même rendus en classe, c’est grâce à une promesse faite par la Caritas de payer tous les arriérés au cours de ce mois de septembre. Les enseignants ont donc repris le service en attendant que cette promesse soit tenue. Mais si jamais la Caritas ne l’honore pas, les enseignants de cette agglomération rejoindront la grève, comme c’est déjà le cas dans d’autres entités”, a-t-il confié à RADIOMOTO.NET.
À ce troisième jour de la rentrée scolaire, les cours peinent à reprendre dans plusieurs écoles primaires publiques des sous division Rutshuru 1, 2, 3 et 5. Les enseignants réclament le paiement de leurs salaires auprès de la Caritas. Néanmoins, dans les écoles secondaires publiques et dans toutes les écoles privées de ces instances, les cours se déroulent.
Dieu Merci Mumbere