École du Genre de l’UNIGOM : depuis Butembo, Rose Tuombeyane défend son mémoire sur le “Genre, la communication publique et le processus de paix en RDC : études des accords de Pretoria, Sun City et Addis-Abeba”
« Genre, communication publique et processus de paix en RDC : études des accords de Pretoria, Sun City et Addis-Abeba ». C’est le sujet de mémoire défendu par Rose Kahambu Tuombeane, ce jeudi 04 septembre 2025. Les cérémonies se sont déroulées en ligne entre l’équipe du jury à Goma et la récipiendaire à Butemnbo.
Devant un auditoire plein dans la salle du Cyber de l’Université de l’assomption au Congo (UAC) à Kambali/Butembo, Rose Kahambu Tuombeane, a présenté les résultats de ses recherches sur l’organisation de la communication dans le processus de paix en RDC et le niveau de participation de la femme. Selon cette apprenante à l’École du Genre de l’Université de Goma (UNIGOM), l’objectif était d’apporter une contribution scientifique, politique et sociale pour l’amélioration des futurs accords. Ici, l’impétrante a démontré que la paix n’est pas construite, car les accords cités ont souffert d’une double carence de genre et de communication.
“En lisant les auteurs que nous avons découverts au cours de nos recherches, nous avons compris qu’il n’y a pas de paix construite uniquement au sommet. Il faut toujours que la paix se fonde sur la participation des citoyens, et surtout des victimes. Je devrais normalement travailler sur les accords qui se déroulent à Doha ou peut-être m’intéresser à ce qui s’est passé à Doha, mais ce sont des processus encore en cours. Mon étude ne serait donc pas complète. J’ai préféré d’abord étudier l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et celui de Pretoria, parce que ce sont des accords véritablement exclusifs entre États : les femmes y ont été complètement écartées. J’ai également choisi d’analyser les accords de Sun City, car ils montrent une légère ouverture à la participation civile en général, y compris celle des femmes”, a-t-elle déclaré.
Pour que les futurs accords aboutissent à une paix durable, Rose Kahambu Tuombeane propose que les textes soient traduits en Kiswahili et d’autres langues parlées en RDC et que les femmes soient représentées au maximum, car il n’y a pas de paix sans la femme.
“Nous avons d’abord demandé qu’il y ait une bonne communication : que les textes soient traduits en kiswahili et dans d’autres langues parlées en RDC, afin que la population puisse comprendre. Il ne s’agit pas seulement de les publier dans des documents officiels, mais aussi d’exploiter les médias locaux, notamment les radios de proximité. Il est important que la population ne se contente pas de savoir que des gestes ont été posés à Doha ou à Sun City, mais qu’elle comprenne réellement le contenu de ces accords. En ce qui concerne les femmes, nous avons également sollicité la mise en place d’un système de contact pour garantir leur implication concrète dans le processus”, a-t-elle plaidé.
La spécialiste en Genre fait partie de la toute première promotion de l’école du Genre de l’UNIGOM. Elle attend sa collation de grade de Master ce vendredi.
Esther Vwiravwahali