Nord-Kivu : en milieux ruraux, des écoles se trouvent dans la difficulté de gérer les demandes d’inscription 

Les écoles se trouvant dans les milieux ruraux, ne savent plus gérer les demandes d’inscription. Depuis le début de l’année 2025-2026, plusieurs d’entre elles n’ont plus d’espace pour accueillir les nouveaux apprenants. C’est le cas de l’EP Ndando, située dans la localité portant le même nom à moins de 10 Km au sud de Butembo sur la route Butembo-Lubero. 

RADIOMOTO.NET a rencontré, ce jeudi 4 septembre 2025, les responsables de cette école conventionnée catholique. Le directeur de cette école a mentionné que son institution a dépassé les effectifs attendus pour cette année. Déjà pour ce jeudi, mille 114 écoliers ont répondu présent moins les anciens qui restent encore en vacance. 

Kakule Kovine Pascal a noté que dans les 16 classes de cette école, les effectifs varient entre 70 et 89 écoliers par classe. Les enfants s’assoient 4 à 5 par pupitre.  Il trouve que les enseignants auront du pain sur la planche. La question qui tourmente le directeur de l’EP Ndando est la gestion des enfants déplacés qui auront des difficultés à trouver une place.

“Pour le moment, en tout cas, s’il y a quelqu’un qui aimerait aussi faire inscrire son enfant à Ndando, je décourage cette tentation, puisque les classes sont déjà pléthoriques, au-delà même des normes. Chaque année a ses difficultés. Cette année, en tout cas, avec les déplacés de guerre, surtout les déplacés internes, nous avons connu beaucoup de difficultés pour accueillir les enfants. Beaucoup aimeraient inscrire leurs enfants à Ndando, mais l’école n’a pas été en mesure de les accueillir tous. Il y en a beaucoup qui sont repartis à cause du manque de place. La plupart viennent de Muhangi, Maïba, Kirumba, et d’autres qui viennent de Mangolio”, a-t-il prévenu.

Abordant la question d’inscription, le chef d’établissement de l’EP Kyondo appelle les parents au respect des consignes au sujet de la constitution du dossier. Kakule Kovine Pascal demande aux parents d’aller à l’école soit avec l’acte de naissance ou la carte de baptême pour les catholiques. 

Dans tout cela, la gestion des dossiers des enfants déplacés et de ceux qui changent les institutions cassent les méninges des chefs d’établissement suite au manque de documents comme la fiche d’identification, affirme Kovine Pascal.

“Il n’y avait pas de conditions. Seulement, on avait demandé aux parents de venir avec la carte de baptême, ou bien une fiche délivrée au centre de santé, pour qu’on se rassure de l’âge de l’enfant. Aussi, les noms des parents, pour vérifier si réellement l’enfant appartient à celui qui vient l’inscrire. C’était seulement ça. Il y a aussi d’autres documents que nous exigeons, mais que les parents ne trouvent pas facilement, bien qu’ils soient obligés de les chercher. Par exemple, la fiche d’identification, puisque ça fait partie du parcours de l’enfant depuis le centre de santé, à l’école primaire, jusqu’à l’école secondaire. Il y a aussi la farde où on doit classer les différents documents de l’enfant, ou d’autres pièces relatives à lui. À cela, il faut quand même ajouter, comme c’est une école, que l’enfant porte l’uniforme, l’habit de l’école”, a-t-il précisé. 

Il convient de signaler que malgré la gratuité de l’enseignement, plusieurs enfants restent au village par manque des locaux ou par insouciance des parents.

Kakule Kilumbiro

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