Butembo : les ressortissants de Manguredjipa réclament le départ de la coalition FARDC-UPDF après le « carnage » de Ntoyo

Les ressortissants de l’axe Manguredjipa vivant à Butembo expriment leur indignation face à la recrudescence des attaques perpétrées par les rebelles d’Allied democratic forces (ADF) dans le secteur des Bapere et une partie de la chefferie des Baswagha en territoire de Lubero. 

Dans une déclaration rendue publique mardi 9 septembre 2025, la structure demande au gouvernement le remplacement des militaires engagés au front dans cette partie de la province du Nord-Kivu. 

Dans ce document consulté, ces ressortissants de l’axe Manguredjipa déplorent la situation sécuritaire qui se détériore dans leurs villages d’origine. Une situation caractérisée par les tueries des civils par les présumés rebelles de l’ADF. 

Les indignés citent, en titre d’exemple, les massacres de Ntoyo et Mabunda où des nombreuses personnes ont été  tuées sans intervention de forces loyalistes. Tout en déplorant l’inaction des forces coalisées FARDC-UPDF, ils exigent ainsi le remplacement de ces troupes dans un délai de 48 h à dater de mardi.

“Nous adressons solennellement aux autorités civiles et militaires notre profonde indignation face à la situation sécuritaire qui se détériore dans nos régions d’origine. Récemment, à Ntoyo et Mabunda, de nombreuses personnes ont été tuées. Et nous avons le sentiment que les forces conjointes n’agissent qu’après les massacres, dans le seul but de disperser l’ennemi, plutôt que de le neutraliser. Face à cette inaction, nous avons décidé d’adopter les mesures de protestation suivantes jusqu’à ce que nos revendications soient entendues : 1. Suspension immédiate du paiement de toutes les taxes dans les zones sous menace.  2. Remplacement des militaires actuellement déployés sur le front, dans un délai de 48 heures. À défaut, la population se verra contrainte de définir ses propres stratégies pour assurer sa sécurité, sans plus compter sur les services de l’État”, ont-ils insisté.

Ces ressortissants de Manguredjipa interpellent les autorités militaires et civiles de prendre leur responsabilité en main pour sauver les vies des paisibles citoyens abandonnés à leur triste sort. 

C’est depuis mars 2025 que les rebelles de l’ADF opèrent en territoire de Lubero. Dans les villages ciblés, ces sanguinaires endeuillent la population et commettent d’autres dégâts matériels. Des exactions qui s’ajoutent à d’autres attribuées à ces mêmes rebelles dans les territoires de Beni au Nord-Kivu ; puis Irumu et Mambasa en Ituri depuis plusieurs années. 

Joëlle Mwengevalwahi

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