Le diocèse de Butembo-Beni compatit avec les familles touchées par le carnage de Ntoyo
L’église du diocèse Catholique de Butembo-Beni exprime ses compassions et sa proximité aux familles touchées par le carnage de Ntoyo, dans la paroisse Saint-Joseph de Manguredjipa, en territoire de Lubero.
L’évêque, Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, s’est ainsi exprimé dans un message pastoral portant compassion envers les familles éprouvées, signé le 11 septembre 2025.
« Nous exprimons notre proximité spirituelle à toutes les familles éprouvées par ce énième et horrible carnage, perpétré en moins de deux semaines après celui de la Commune de Oïcha sur l’axe Beni-Komanda », lit-on dans le message épiscopal parvenu à RADIOMOTO.NET.
L‘État islamique Daesh revendique avoir tué “100 chrétiens” lors de cette attaque à Ntoyo. Dressant un bilan de 71 personnes tuées et de six autres blessées et d’innombrables disparus, Kinshasa a condamné avec fermeté les attaques terroristes des ADF, promettant de renforcer la sécurité.
Mercredi dernier, une délégation militaire conduite par le général Mugisa Muleka, commandant du secteur opérationnel Sokola 1 Grand-Nord, accompagnée du colonel Alain Kiwewa, administrateur militaire du territoire de Lubero, s’est rendue à Ntoyo, théâtre du massacre.
L’objectif de la mission est d’évaluer la situation sécuritaire et apporter un message de réconfort aux populations endeuillées. La délégation s’est ensuite rendue à Njiapanda et Manguredjipa, deux localités également touchées par des attaques récentes.
Le jour suivant, jeudi, la journée de deuil décrétée par la société civile à Njiapanda pour honorer les mémoires des victimes de ce carnage a été respectée. Ici, les activités socioéconomiques et sociales ont été paralysées toute la journée. Par ailleurs, chaque soir, il s’observe des mouvements d’habitants de Kaheku, Mambembe, Masuapepo qui abandonnent leurs maisons respectives pour passer nuit vers Njiapanda.
Visesa Louangel