Nyiragongo : une femme tue son bébé de près de 2 semaines et tente de se suicider à Ngangi II

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Une jeune femme a mis fin à la vie de son bébé d’environ 2 semaines dans la soirée du jeudi 11 septembre 2025 dans le village Ngangi 2, en territoire de Nyiragongo. Des témoignages recueillis sur place révèlent que la tragédie s’est produite vers 17 h 30. Une voisine, encore sous le choc, raconte que personne ne connaît les raisons de son geste. 

Selon les sources de RADIOMOTO.NET, la mère infanticide s’est servie d’une pierre et d’un couteau pour arracher la vie à son nourrisson avant de vouloir se suicider à son tour. Le bébé a succombé sur le coup, mais la mère qui n’a pas pu se porter un coup fatal a été dépêchée dans une structure sanitaire. 

Une femme, témoin de l’événement, regrette qu’une de ses congénères, censée donner et protéger la vie, soit la première à tuer.

“Elle s’est coupée la gorge après avoir égorgé son enfant. Je m’efforce même de témoigner. Sinon, je ne comprends rien de cette situation. Apparemment, elle a été possédée, car une personne normale ne peut pas faire un tel acte. C’est un démon qui l’aurait habité”, a-t-elle confié. 

En réaction, une psychologue clinicienne explique que plusieurs causes peuvent être à la base d’un meurtre du genre. Lucie Kighoma évoque des raisons socio-économiques, familiales et/ou psychologiques qui parfois conduisent à des gestes désespérés. À titre d’exemple, elle cite des cas de rejet familial, de pauvreté, de traumatisme et de grossesses non désirées, pour ne citer que cela. 

Cette psychologue clinicienne conseille le partage de ses émotions avec son entourage pour ne pas se renfermer sur soi. Au sujet du cas de Ngangi II, elle recommande aux hommes de toujours être présents et de manifester de l’affection envers leurs compagnes pendant la grossesse et après accouchement.

“Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser une mère à poser un tel acte. D’abord, elle peut se sentir incapable d’assumer la charge de l’enfant, en raison de ses conditions de vie précaires. Ensuite, cela peut être lié à des problèmes relationnels avec le père de l’enfant, comme un abandon ou une grossesse non désirée. Il arrive aussi que des conflits familiaux ou le rejet par sa propre famille aggravent la situation. Par exemple, si elle n’est pas mariée, elle peut être confrontée à un climat hostile dans sa famille, ce qui crée un traumatisme profond. Pour prévenir ce genre de situation, il est important de promouvoir la paix intérieure, la gestion du stress et l’accompagnement psychologique pour les jeunes mères en détresse”, a-t-elle analysé. 

Il convient de noter par ailleurs que des cas du genre sont souvent enregistrés dans les villes à travers la province du Nord-Kivu.

Ghislain Siwako

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