Carnage à Ntoyo : des enseignants prennent acte de la décision sur la suspension des activités scolaires jusqu’à nouvel ordre à Njiapanda
Une vue de l'Ecole primaire Isonga située dans la chefferie des Bashu en territoire de Beni. @ Stanley Muhindo
Après les chefs d’établissements, la synergie des syndicats des enseignants en sous-division l’Enseignement primaire, secondaire et nouvelle citoyenneté de Njiapanda suspend les enseignements à cause de l’insécurité orchestrée par le phénomène ADF dans cette partie du territoire de Lubero.
Réunis à Njiapanda, le vendredi 12 septembre 2025, la synergie composée du SYECO, CDT et SYNECAT ont décidé d’arrêter les activités scolaires jusqu’à nouvel ordre en vue de protéger leur vie et celle des écoliers contre la menace rebelles de l’ADF, qui vise actuellement les attroupements.
“Vu le mode opératoire actuel de l’ennemi, qui cible délibérément les attroupements, comme en témoigne le récent carnage de Ntoyo ayant coûté la vie à plus de cent civils, dont quatre enseignants, sans compter les importants dégâts matériels, les enseignants, dans un souci de prévention, décident ce qui suit : 1. Aux parents : nous vous demandons de garder vos enfants à la maison jusqu’au 31 décembre 2025, date prévue pour la première évaluation. 2. Aux autorités scolaires : nous vous prions de prendre acte de cette décision. À défaut, vous serez considérés comme complices du malheur qui pourrait survenir aux enseignants ou aux élèves”, a insisté Philémon Kitumbu, porte-parole de la synergie des enseignants en sous-division de Njiapanda.
Il convient de rappeler que cette même décision avait été prise par le collectif des chefs d’établissements jeudi 11 septembre 2025. Depuis le carnage de Ntoyo, le 8 septembre dernier, les activités scolaires sont paralysées sur tout l’axe Manguredjipa, surtout dans les agglomérations de Njiapanda et Manguredjipa.
James Lusenge