Rutshuru : les cours peinent à reprendre dans certaines écoles publiques à Kiwanja 

La rentrée scolaire piétine dans certaines écoles primaires publiques de la cité de Kiwanja. Les enseignants dans ces établissements primaires maintiennent leur débrayage. Ils réclament le paiement de leurs arriérés de salaire impayés. Et les écoliers dans les écoles concernées sont préoccupés.

Comme chaque jour depuis le premier septembre, date officielle de la rentrée scolaire en RDC, ce mardi matin, avec ses deux jeunes frères, Moise Vitema Mbavumoja, un écolier en 5e année à l’école primaire Faida de Kiwanja, a encore une fois affilé sa culotte bleue et sa chemise blanche, son cartable contenant des objets classiques au dos, direction vers son école avec l’espoir de suivre cours comme ses collègues de certaines autres écoles de la cité. Mais ce matin encore, aucun enseignant n’a répondu présent. Il craint ainsi de rater l’année scolaire.

« Je rentre de l’école, les enseignants ne se présentent pas. Dit-on qu’ils ne reçoivent pas leurs salaires. Nous sommes mécontents de voir nos amis suivre cours alors que nous n’étudions pas. Nous risquons ainsi de rater cette année scolaire. C’est pourquoi nous demandons qu’ils organisent des réunions et voir si nous pouvons payer ne fut-ce peu d’argent pour que nous ne rations cette année », s’est-il indigné. 

Peter Mukanda, un autre écolier en 6e année à l’école primaire Kiwanja Cité, passe son temps à s’amuser avec ses amis dans les rues de la cité à longueur des journées. La crainte de ne pas terminer ses études primaires cette année le hante.

« On nous a dit que nous irons à l’école lorsqu’on lancera des communiqués, car les enseignants ne reçoivent pas leur salaire. Je souhaite que nous étudiions pour que je termine mon cycle primaire et que j’entre au secondaire », a confié Peter Mukanda. 

Il convient de noter que depuis le premier septembre, seules les écoles secondaires et les écoles primaires privées fonctionnent normalement à Kiwanja. Mais pour les écoles primaires publiques, la rentrée est progressive selon le bon gré des enseignants. 

Faustin Tawite

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