RDC : Vital Kamerhe place sa démission dans la recherche de la stabilité au sein de l’Assemblée nationale
Vital Kamerhe place sa démission dans la recherche de la stabilité au sein de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. L’ex-président de la chambre basse du Parlement a présenté sa démission, le lundi 22 septembre 2025, à la conférence des présidents qui regroupe les chefs des groupes parlementaires.
Dans sa prise de parole, l’autorité morale de l’Union pour la nation congolaise (UNC) note avoir démissionné volontairement. Vital Kamerhe souhaite déjà plein succès à celui qui va le succéder.
“J’ai donc, en âme et conscience, décidé devant les 110 millions de Congolaises et Congolais de considérer que ma modeste personne ne doit pas être un obstacle au bon fonctionnement d’une grande institution comme l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, je décide de déposer ma démission. Que l’Éternel, Dieu des armées, dans sa miséricorde, accorde sagesse et force à celui qui me succédera afin de relever les nombreux défis qui attendent cette institution. Je vous invite, toutes et tous, à lui apporter votre plein soutien”, a-t-il déclaré.
L’ex-Directeur de Cabinet du Président Félix Tshisekedi Tshilombo invite la jeunesse parlementaire à éviter de commettre les erreurs dans lesquelles trempent les ainés.
“Chers jeunes députés, vous êtes à la fois le présent et l’avenir de notre nation. Soyez toujours conscients de la lourde responsabilité qui est désormais la vôtre. Apprenez de nos succès, mais aussi de nos erreurs. Ne les répétez pas. Travaillez avec acharnement, humilité et discipline. Engagez-vous avec intégrité. Vivez pour l’Histoire, pas pour l’instant. Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo, son peuple et ses institutions”, a-t-il conscientisé.
Vital Kamerhe a démissionné de son poste de président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo après des jours de tensions exacerbées par une pétition déposée par des députés de l’UDPS et d’autres formations. Les pétitionnaires accusaient leur cible de mauvaise gestion et de blocage du contrôle parlementaire. Ils reprochaient à Kamerhe également son manque d’alignement sur les priorités du pouvoir, notamment la gestion opaque des fonds parlementaires.
Malgré ses tentatives d’apaisement, Kamerhe n’a pas réussi à rallier suffisamment de soutiens. Certains observateurs y voient un règlement de comptes interne à l’Union sacrée, visant à consolider le contrôle de l’UDPS sur l’institution.
Visesa Louangel