Butembo : la société civile de Mususa peint un tableau sombre du délabrement des ponts 

Maître Moise Ndekeyonge, président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo et du Kyaghanda Yira. Ph. Glodi Mirembe

La circulation reste bloquée dans plusieurs endroits de la commune Mususa. Les cellules sont coupées les unes des autres suite à l’impraticabilité des rues et surtout de l’absence de ponts. Le président de la société civile de cette municipalité de Butembo plaide pour la conjugaison des efforts entre autorités et habitants. 

Ce vendredi 17 octobre 2025, Maitre Moïse Ndekeyonge a partagé avec RADIOMOTO.NET son constat réalisé dans les quartiers Bwinongo, Matanda, Katwa et Kituli. Partout, le président de la société civile peint un tableau très sombre. Certains ponts ont été coupés volontairement par les autorités suite aux travaux de modernisation de la voirie de Butembo. 

D’autres sont en délabrement qu’ils deviennent un danger public. En conséquence, la commune Mususa est devenue totalement enclavée sur tous ses quatre coins.

“On s’est rendu compte qu’il y a des petits ponts de fortune. Ces ponts-là aussi, il faut les renforcer. C’est au niveau du quartier Matanda. Du côté de Kitulu aussi, on a fait aussi un tour là-bas. On s’est rendu compte qu’ici, la rivière Kimemi. Donc, vous quittez le pont Six Tonnes, vous montez tout droit vers jusqu’au pont ULPGL là. Là aussi, vraiment, il n’y a pas de pont. C’est de l’impraticabilité totale. Il faut qu’il y ait des ponts qui doivent être construits, mais qui demandent de gros moyens. Là, quand on dit gros moyens, quelque part aussi, c’est une façon d’interpeller le gouvernement provincial comme national. Aussi, au niveau de la rivière Wayimirya, comme on a dit aussi, il n’y a aussi pas de pont, tel que j’ai dit au départ, qui devrait  relier le quartier Kitulu au quartier Matanda.”, a-t-il plaidé. 

Face à ce blocage de la circulation, la société civile propose aux habitants avec leurs autorités de base de se mobiliser pour le Salongo et parfois construire des ponts de fortune. Maitre Ndekeyonge demande aux autorités de penser au calvaire des habitants de sa municipalité, en prenant en main leurs responsabilités. 

La crainte du président de la société civile est que l’ennemi profite de cette situation pour déstabiliser la quiétude de la population sachant que l’absence de ponts peut empêcher aux agents de l’ordre de l’atteindre.

“La peur, c’est que, vous vous imaginez si par exemple, nous sommes alertés par un cas de cambriolage dans un coin XYZ comme tel ou tel quartier et que là où la Jeep devait passer, c’est effectivement là où il n’y a pas de pont. Donc là, nous serons ridicules, c’est nous qui serons donc presque irresponsables au motif qu’on peut bien appeler la police, mais la police n’arrive pas à se déplacer et traverser de tel quartier à tel quartier parce qu’il n’y a pas de pont. Des fois, on peut recevoir aussi des coups de fil des gens qui sont malades au quartier, qui doivent être vite évacués. Les ambulances sont là à des hôpitaux, on peut bien appeler l’ambulance qui va arriver, mais après, il n’y a pas de passage. C’est aussi un défi, un grand problème. Comme aujourd’hui, la ville est suivie, il y a des bonnes volontés qui ont doté la ville d’un grand véhicule anti-incendie. Imaginez-vous aujourd’hui si on fait appel à ces véhicules-là dans un quartier où il n’y a pas de pont. Vous imaginez ce que ça peut donner ?”, a-t-il fait interroger 

Il convient de signaler que presque toutes les communes de Butembo connaissent le même blocage de circulation suite aux travaux de modernisation de la voirie de Butembo.  

Kakule Kilumbiro 

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