Nord-Kivu : plaidoyer pour désenclaver les hautes terres tempérées de Beni-Lubero 

Dans les hautes terres tempérées de Beni-Lubero, les habitants font face à des problèmes multiples. En plus de l’état obsolète des semences, ils souffrent du manque d’accès à l’eau potable, ainsi qu’à des infrastructures modernes comme les écoles et les marchés. Face à cette situation, les acteurs de la société civile locale ont interpellé les autorités compétentes pour demander des solutions.

Kasereka Lusenge Onyango, une cinquantaine, cultivateur de profession, est assis dans son champ des pommes de terre près de Magerya. Il constate amèrement que la production de ce tubercule ne fait que s’affaiblir toutes les saisons. Il estime que les semences de plusieurs variétés de plantes ont vieilli.

“Nous sollicitons auprès des autorités compétentes d’être doté de nouvelles semences de pommes de terre pour remplacer celles qui ont vieilli. Nous déplorons souvent des pommes de terre qui pourrissent, des poireaux qui ne font que diminuer la longueur des tiges. Franchement, nous avons encore du courage, mais ce sont les semences qui ont vieilli pour être réutilisées au-delà de cinq mois. Elles perdent de force et produisent faiblement”, a-t-il raconté. 

Le cultivateur Gerlas Katsiwa vient d’installer ses cinq sacs de choux le long de la route Kyondo-Masereka par manque de marché. Il dit attendre un véhicule pour acheminer ses récoltes à Beni. 

“Tout ce que les autorités peuvent faire urgemment faire, c’est de construire des marchés modernes. Ce qui existent ne les sont que de noms”, a-t-il fait savoir. 

À cela s’ajoute l’absence de l’eau potable et des infrastructures modernes dans cette région. Paluku Luala Roger, coordonnateur de la société civile à Masereka, évoque d’autres défis prioritaires.

“Nous sollicitons auprès du gouverneur le projet d’addiction d’eau potable, la construction des écoles et des hôpitaux modernes. La priorité, c’est d’abord l’eau potable. Nous consommons de l’eau des rivières, ce qui est à l’origine de plusieurs maladies”, a-t-il démontré. 

Les terres tempérées d’altitude comprises entre les territoires de Beni et Lubero sont riches en carottes, choux, pommes de terre, poireau, oignon, ail et autres épices sollicitées par presque toutes les cuisines du Grand Nord-Kivu et de l’Ituri. 

Siku Provinces

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