Beni : Annulation du sit-in de la société civile au bureau de la commune d’Oicha ; voici la raison
Prévue ce lundi 10 novembre 2025, le sit-in de la société civile au bureau de la commune d’Oicha n’a pas eu lieu. Cette manifestation visait à exiger le remplacement de la bourgmestre d’Oicha accusé de mauvaise gouvernance.
Ledit sit-in qui devrait intervenir à l’heure de la parade hebdomadaire était décidé vendredi dernier, lors de l’assemblée générale de la société civile. Mais, presque tous les acteurs des forces vives étaient absents. D’après les informations à notre possession, 4 acteurs de la société civile sont convoqués depuis samedi dernier, à l’auditorat militaire garnison de Beni.
Il s’agit de Janvier Kasayiryo, premier rapporteur de la société civile en territoire de Beni, Isaac Kavalami, président de la société civile noyau d’Oicha, Samuel Mahamba son premier vice-président et Darius Syayira son premier rapporteur. Ils étaient censés répondre à ces invitations ce lundi, pour, je cite « éclairer la justice ».
Selon nos sources, ils ont été auditionnés ce lundi et rentreront à Beni ce mardi 11 novembre, probablement pour une confrontation avec leur plaignant. Nous n’avons pas encore plus de détails sur le dossier en instruction, mais tout porterait sur les actions de la société civile entamées depuis quelques jours pour exiger le remplacement de certaines autorités.
Ce qu’il convient de retenir, c’est que lors de la parade hebdomadaire au bureau de la commune ce lundi, le commandant de la police nationale Congolaise commissariat d’Oicha a annoncé sa mutation pour Maboya, sur l’axe routier Beni-Butembo. Le major Laurent Bisu Mwindo remettra le bâton de commandement au major Bahati Muziro actuellement en commune de Mangina comme commandant PNC. Celui de Mangina sera aussi remplacé par le capitaine Eloi, actuellement à Maboya, apprend-t-on.
En attendant la suite, les cours ont repris dans les écoles primaires et secondaires d’Oicha ce lundi. C’est après une semaine de suspension, suite à des journées villes mortes décrétées par la société civile locale.
Rédaction