Butembo : “Vivre longtemps avec le diabète, c’est aussi éviter le stress” (Père Remacle Kamavu) 

À l’occasion de la journée mondiale du diabète, célébrée ce vendredi 14 novembre 2025 sous le thème : « Diabète et santé mentale », le psychologue clinicien Père Remacle Kambale Kamavu a été interrogé par RADIOMOTO.NET. Son conseil pour les personnes vivant avec le diabète est d’éviter le stress, les inquiétudes et les frustrations liées à l’avenir, afin d’assurer une meilleure longévité.

Pour ce praticien et enseignant en Psychologie dans la région, le diabète cause des dégâts considérables sur la majorité de personnes puisque la gestion de stress pose des fois problème.

« Le diabète peut se présenter sous forme d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie. Il s’agit donc d’un déséquilibre : soit un excès de sucre dans le sang, soit une carence. Oui, cela a un impact, notamment sur le cerveau, donc aussi sur la santé mentale. Car si l’on regarde de près, on constate que beaucoup de personnes diabétiques sont stressées. Or, nous savons que c’est le cerveau qui commande tout l’organisme. Dès que le cerveau est perturbé, cela se répercute sur les organes somatiques, c’est-à-dire les organes du corps. C’est pourquoi on parle du lien entre diabète et troubles mentaux, ou du diabète avec un impact sur le mental », a-t-il expliqué. 

Pour ce psychologue, le dépistage volontaire reste aussi l’élément clé pour bien s’en sortir. Selon lui, plus tu te rassures de l’état de ta santé, plus tu t’armes de précautions, surtout en te débarrassant des inquiétudes et frustrations de la vie.

« Mais qu’ils se maîtrisent, car nombreux sont ceux qui arrivent à vivre jusqu’à 80 ans. À condition de respecter les recommandations prescrites par les médecins. Si le médecin dit : « Tu es diabétique, il faut faire ceci ou cela », il faut suivre le régime et, surtout, maîtriser le stress. Il ne faut pas paniquer à chaque instant. À chaque événement, on peut perdre l’équilibre sanitaire, et cela se répercute sur le métabolisme. Alors, il y a un déséquilibre, et c’est à ce moment-là que le diabète prend le dessus. C’est pourquoi, quand on est diabétique et qu’on reçoit, par exemple, une mauvaise nouvelle, comme un décès, il faut savoir se maîtriser, accueillir la nouvelle avec calme, pour se préserver de cette pathologie qu’est le diabète », a-t-il conscientisé. 

Dans le cadre de la célébration de cette journée, le responsable du centre hospitalier Médico-diététique Père Morand Kleiber/CADO, sous l’impulsion de  la fondation Musavuli Georges, organise du 14 au 21 novembre 2025, le dépistage gratuit du diabète sucré en faveur de la population de Butembo. Ce centre est situé en cellule Kavitero, en commune Vulamba.

Dany Mweusi  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.