Butembo : la société civile exige des explications face à l’insécurité en cette période festive
Mathe Saanane, président de la coordination urbaine de la société civile de Butembo. @ Kakule Kilumbiro
Face à la recrudescence de l’insécurité à Butembo en cette période de fêtes, la société civile exige des comptes aux autorités. Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 26 décembre 2025, son président, Mathe Saanane, a officiellement réclamé des explications sur la dégradation de la situation sécuritaire.
Selon lui, le maire et le ministère public doivent revenir vers la population et dire clairement ce qui a causé cette insécurité, alors que les autorités ont rassuré avoir renforcé les garanties sécuritaires durant cette période. Le président de la société civile insiste et veut voir cette situation être vite maîtrisée.
« Nous appelons aux enquêtes sérieuses de la part de l’autorité urbaine et de la part de l’auditorat militaire, parce que c’est le ministère public qui est censé faire les enquêtes. Et enfin, nous voudrions qu’il y ait, au nom de la redevabilité, il faudrait qu’ils nous reviennent pour expliquer à la population qu’est-ce qui se passe au juste, quelle serait la cause de cette insécurité grandissante pendant cette période de festivité. J’appelle à la population d’aider, de signaler tout mouvement auprès des autorités de base. Mais aussi, nous allons pousser le ministère public à faire les enquêtes et à revenir auprès de la population pour éclairer l’opinion quant à ce qui concerne les différentes causes qui peuvent être à la base de ces assassinats, qui semblent être des assassinats ciblés », a-t-il insisté.
Il convient de noter que la ville de Butembo a été émaillée de cas d’insécurité autour des festivités de Noel-2025. Tentative d’assassinats et assassinats ont été enregistrés mercredi 24 et jeudi 25 décembre 2025. L’une de victimes est Augustin Kighoma Wafula, tué par balle en cellule Kitingu, au quartier Biondi en commune Kimemi, la veille de Noël. D’autres cas ont été signalés dans différents coins de la ville. Ce qui inquiète la population.
Joëlle Mwenge