Lubero : Convaincu d’avoir tué son compagnon d’arme, un élément UPLC se suicide à Liboyo
Convaincu d’avoir tué son compagnon d’arme après l’avoir tiré dessus à Liboyo, un élément Muzalendo s’est lui-même tourné le canon qui l’a tué. C’est la raison des coups de feu entendus dans ce village du territoire de Lubero, la soirée de dimanche 28 décembre 2025.
Les sources de Radio Moto Butembo-Beni sur place racontent que l’élément de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) a tiré sur son compagnon d’arme pour une cause qui demeure inconnue jusqu’à présent. « La victime a été grièvement blessée à la main », expliquent nos sources. Croyant que sa cible était déjà morte, le bourreau s’est tourné lui-même et il en est mort sur place tandis que le blessé a été acheminé au centre de santé de référence de Lingemba à Kambau.
Notons que ces coups de balle ont causé de nouveau une panique générale. Quelques habitants qui venaient de regagner ce village après l’attaque de la position de l’UPLC le samedi dernier ont encore pris la poudre d’escampette. Le bilan de ces coups de balle est donc d’un mort et un blessé, tous Wazalendo UPLC.
Pendant ce temps, 5 jeunes garçons ont été arrêtés, le samedi dernier, par les Wazalendo et ont été conduits à Kalunguta. « Ces jeunes sont accusés de collaborer avec les hommes armés ayant attaqué la position de Wazalendo UPLC de Liboyo le samedi matin », rapportent nos sources qui poursuivent que des morts et des blessés ont été enregistrés de deux cotés.
Rappelons que deux autres jeunes de Kambau Mbunia avaient également été arrêtés après la première attaque du campement des Wazalendo UPLC à Liboyo, en date du 3 décembre dernier. Ils avaient été libérés après payement d’une somme colossale. La société civile de Bapere, à travers son président Kakule Kagheni Samuel, exige l’implication urgente des autorités de l’axe Njiapanda-Kambau. Ici, certains habitants qui se sont exprimés hors micro veulent voir ce village être contrôlé par les Forces armées de la République démocratique du Congo.
Rédaction