Nord-Kivu : des activités paralysées en commune rurale de Lubero
Les activités sont paralysées depuis la matinée de ce mercredi 07 janvier 2026 en commune rurale de Lubero, chef-lieu du territoire portant le même nom. Toutes les couches de la population répondent à l’appel de la société civile, forces vives de la commune de Lubero.
Cette dernière a décrété une série de journées sans activités à partir de ce mercredi pour dénoncer l’insécurité grandissante qui sévit dans l’entité. Cet avant-midi, les portes de boutiques et magasins, les lieux de mobiles money sont fermés, les parkings des motos taxi sont desserts et vraiment pas d’engouement au marché de local. Même les portes des écoles sont fermées, les parents ont jugé mieux de garder leurs enfants à la maison. Une décision qui fait suite à la recrudescence de l’insécurité dans cette municipalité et environs où 5 cas d’assassinat ont été répertoriés depuis octobre 2025.
La société civile s’est exprimée mardi dans un mémorandum adressé au gouverneur militaire du Nord-Kivu. Elle cite les militaires incontrôlés FARDC d’être auteurs de cette situation. Les forces vives de Lubero dénoncent, pour ce faire, l’incapacité des autorités civiles et militaires à sécuriser les populations civiles. Elle recommande des mesures urgentes pour mettre fin à l’insécurité.
Cette déclaration intervient au lendemain de la découverte d’un nouveau corps sans vie au quartier 30 juin, la matinée de ce lundi. La victime, nommée Jonathan Kamate, aurait été tuée par un présumé militaire FARDC. Les forces vives exigent des réponses claires sur ces cas d’assassinat et d’autres cas d’insécurité avant l’inhumation de cette dernière.
Nous apprenons que l’administrateur de territoire organise une rencontre avec les responsables des différentes composantes de la société civile afin de trouver une solution à cette crise.
Justin Kasembo