Beni : l’organisation “La Voix des orphelins” recense 7800 enfants orphelins dont plus de 6000 issus des massacres dans l’Est 

Basée en ville de Beni, l’organisation “La Voix des Orphelins” note avoir enregistré au Nord-Kivu et en Ituri plus de 7 800 enfants orphelins, dont 6 128 issus des massacres. Des chiffres rendus publics ce jeudi 8 janvier 2026, en marge de la Journée internationale des orphelins de guerre. Le coordonnateur de cette organisation parle d’une situation humanitaire toujours dramatique et appelle à une mobilisation collective.

Selon cette organisation, la situation des orphelins de guerre dans la région reste extrêmement préoccupante. D’après ses données, 7845 enfants sont actuellement suivis, dont 6 128 directement victimes des massacres perpétrés au Nord-Kivu et en Ituri. 

Pour Muhindo Kaniki Eliel, coordonnateur de l’organisation “La Voix des Orphelins”, la guerre continue d’aggraver la situation de ces enfants déjà très vulnérables. Face à cette réalité, l’organisation tente d’apporter des solutions concrètes. Elle mise notamment sur l’encadrement social et la formation professionnelle pour aider ces enfants à se reconstruire et à devenir autonomes. 

Il estime que ces efforts restent limités par plusieurs défis, dont le manque de moyens financiers, alors que le nombre d’enfants pris en charge ne cesse d’augmenter. 

« En fait, la situation des enfants orphelins de Beni est restée dramatique. Les conflits armés continuent à produire des enfants orphelins à Beni et dans les environs. La guerre récente que nous vivons, combinée aux déplacements massifs de population, expose aussi ces enfants orphelins à des risques très accrus tels que la pauvreté extrême, la rupture de la scolarité, l’exploitation par des groupes armés, des troubles psychologiques profonds. C’est aussi une occasion pour nous de rappeler cette réalité invisible, liée aux conséquences sociales et psychologiques de la guerre, et qui s’écrit sur plusieurs générations », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, La Voix des Orphelins lance un appel à l’État congolais, aux partenaires humanitaires et aux personnes de bonne volonté. L’organisation affirme avoir identifié de nouveaux cas ces derniers mois et redoute une aggravation de la situation sans une assistance urgente, pour sauver ces enfants qu’elle qualifie de premières victimes silencieuses de la guerre.

Samy Kitha

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