Beni : prières et recueillement à Kighali-Centre pour les victimes des tueries à Bashu

Dans le cadre de commémorer le triste anniversaire des tueries des personnes et de pillage des biens dans les agglomérations de Kighali,  Butungera et Kahondo, en chefferie des Bashu, dans le groupement Isale – Vuhovi, les chrétiens et les fidèles de différentes confessions religieuses ont organisé, ce jeudi 8 janvier 2026, un culte œcuménique dans cette partie du territoire de Beni. L’activité s’est déroulée à Kighali – Centre. 

Dans sa prédication, le révérend pasteur Kasereka Vakwiresoni Sylvain de la CBCA – Kighali a prêché que les « bons enfants de Dieu » doivent vivre dans l’amour et dans l’unité. Il a appelé l’assistante à éviter la division dans les églises et à se détourner des conflits et antivaleurs dans la communauté.

« Nous souhaitons que nous vivions dans les mouvements d’ensemble avec l’union et la communion fraternelle, parce que lorsque nous allons vivre dans la communion fraternelle, ceci va nous pousser à revenir à ce qui peut venir comme mal, ce que nous souhaitons. Si nous vivons dans l’union et dans l’amour fraternel, ceci va nous pousser à être aussi vainqueurs. Un jour qui viendra, ce sera un bon souvenir de lutter contre les antivaleurs », a-t-il prêché.

Dans son mot circonstanciel, Muhindo Kironamwatsi Moïse, président de la société civile en groupement Isale – Vuhovi, a invité la population au changement de mentalité. Il espère que les auteurs des exactions seront punis conformément à la loi.

« J’ai un message de changement de mentalité, pour que nous ne puissions jamais tomber encore dans les circuits auxquels nous avons vécu, parce que ça nous a affecté, de mauvais traitements inhumains. Et j’appelle le temps à faire identifier ces gens qui auraient fait ces manigances pour qu’ils soient punis conformément à la loi », a-t-il exhorté.

Le 8 janvier 2021, les habitants des agglomérations de Kighali, Butungera, Kahondo avaient connu des pertes humaines et des pillages lors des altercations entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes locaux Mai-Mai. Une vingtaine de personnes avaient perdu la vie.

Ngunza Mapasa

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