Beni : la société civile de Bashu s’inquiète de l’errance des miliciens du feu général Tango Fort
La société civile de la chefferie de Bashu, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu) s’inquiète de l’errance des éléments du feu général autoproclamé Tango Fort. Elle craint que ce phénomène n’accentue l’insécurité dans la région. La synergie VDP/Grand-Nord rassure et demande à ces jeunes de se rendre et de travailler pour la Nation.
Le président de la société civile, Maombi Kahongya, a exprimé son inquiétude dans un entretien avec La voix de l’UCG, vendredi 09 janvier 2026. Il a indiqué que la plupart de ces jeunes du groupe de Tango Fort sont visibles dans le groupement de Malio. Ils y circulent avec des armes sans être inquiétés. Ce qui crée la peur dans le chef de la population, rapporte Maître Maombi Kahongya de la société civile.
« Ces armes qui circulent dans la chefferie des Bashu, surtout dans le groupement Malio créent de la peur chez la population qui vit dans l’insécurité dans cette partie et nous avons appris de plusieurs sources que ces jeunes sont, certains prêts à intégrer la synergie de pour continuer la lutte à faveur de la patrie et d’autres seraient prêts à désarmer et à réintégrer la vie civile », a-t-il fait savoir.
Dans une émission à RADIOMOTO.NET le jeudi 08 janvier dernier, le porte-parole adjoint de la synergie Wazalendo Grand-nord, le colonel Guy Ngabo, venait de reconnaitre le danger que présentent ces éléments sans commandement. Il a rappelé que les opérations au cours desquelles Tango Fort est décédé ne sont pas du tout pour tuer, mais pour ramener les compatriotes égarés à la raison. Le colonel Guy Ngabo sensibilise ainsi ces jeunes à se rendre et à continuer le combat en faveur de la Patrie.
« Nous ne les traquons pas pour les tuer, il suffit qu’ils reviennent à la raison. Nous allons les accueillir, les réformer et les intégrer. Je demande à la population de nous aider dans ce sens-là, parce que les jeunes armés et incontrôlés peuvent être cachés partout là. Nous voulons qu’on nous informe, que nous récupérions ces armes, parce qu’une arme incontrôlée au sein de la population, c’est grand danger », a-t-il clarifié.
Tous nos deux interlocuteurs se montrent disponibles pour accueillir ces jeunes qui peuvent se rendre à la société civile, aux autorités locales, aux Forces armées de la République démocratique du Congo ou à l’armée ougandaise.
Stanley Muhindo