Butembo : le Kyaghanda Yira critique la versatilité de la synergie des groupes sociaux et appelle à s’unir autour du gouverneur

Maître Moise Ndekeyonge, président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo et du Kyaghanda Yira. Ph. Glodi Mirembe

Le président du Kyaghanda Yira appelle tous les habitants de Butembo à appuyer l’autorité provinciale dans ses démarches de restaurer la paix sur toute l’étendue de la ville de Butembo. Il était en entretien avec RADIOMOTO.NET, le lundi 12 janvier 2026

Maitre Moise Ndekeyonge note que le général-major a peaufiné des bonnes solutions pour sécuriser toute la population et ses biens. Le gouverneur a partagé ses stratégies avec les forces vives de Butembo, la semaine dernière, après que la ville de Butembo a connu l’assassinat de deux personnes par balle.

« En tout cas, nous avons foi. Vous savez, lorsqu’il y a une mesure prise, d’abord, on suppose que ça a été discuté avec les couches (de la société) pour valider, quoi. Une fois validée, on attend donc voir l’applicabilité. Lorsque ces mesures seront mises en application, et je dis bien, ces mesures seront même accompagnées par la population, parce que c’est nous qui sommes victimes, et aussi, c’est nous qui allons accompagner ces mesures-là. Une fois, je crois, que nous nous liguons main dans la main et nous mettons à l’application ces mesures-là, qui seront communiquées par des voies qui sont aussi, je ne sais pas, connues jusque-là, mais qui nous connaissent déjà comme participants aux assises, nous pouvons espérer que l’ennemi aussi va se voir déstabilisé et que la paix va revenir dans la ville de Butembo », a-t-il fait espérer.  

Quant à savoir si c’est opportun de déclencher des journées ville morte, Maître Moise Ndekeyonge pense que les membres des mouvements citoyens et groupes de pression doivent être sincères avec leur conscience parce qu’ils savent que le gouverneur leur a promis de s’investir dans la restauration de la paix en ville de Butembo.

« Si j’ai bonne mémoire, on était ensemble avec la Synergie des Mouvements Citoyens quand on rencontrait le gouverneur. D’ailleurs, on y avait été ensemble. Et ces mesures-là nous avaient été communiquées ensemble avec la Synergie. C’est vrai, bon, il peut arriver que chaque structure ait sa façon de faire. Là-dessus, je n’ai pas trop à commenter sur leur manière de faire ni sur les décisions qu’ils ont prises après nos séances de travail avec le gouverneur. De mon côté, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas laisser un peu de temps avant d’évacuer cette occupation. Il n’y a même pas une semaine que le gouverneur nous a reçus et nous a communiqué ses stratégies. Moi, je pense personnellement qu’il fallait attendre un peu, observer. Dans un mois, deux mois, si rien n’est fait, là, on pourrait commencer à le rappeler à l’ordre », a-t-il opiné. 

Après la rencontre avec les forces vives de Lubero-Centre, la semaine passée, le gouverneur du Nord-Kivu a tenu un Conseil provincial de sécurité à Butembo. C’était dans un local aménagé à la mairie pour ce faire. Les administrateurs de Beni et Lubero, les maires de Beni et Butembo, les bourgmestres de ces différentes entités, les chefs des services spécialisés tels de renseignements et de justice et les couches de la société civile du Grand-Nord ont communié à ce conseil extraordinaire de sécurité. 

Kakule Kilumbiro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *