Lubero : l’administrateur militaire apaise la colère des habitants de Magheria contre de tracasseries routières 

Les habitants de Magheria dénoncent les tracasseries routières observées sur les artères manant vers ce village du territoire de Lubero. Pour sa part, l’administrateur de territoire rassure que la question est sur la table du gouverneur de province. 

La question de tracasseries routières a été invoquée lors du congrès de Vison Magheria tenu samedi 10 janvier dernier à Magheria. Un taximan empruntant l’axe Magheria-Butembo a indiqué à RADIOMOTO.NET que seulement sur cet axe, on paie facilement 8 000 Francs congolais (FC) par tour. Ce, auprès des agents de péage-route, les Wazalendo, d’autres services comme le TRANSCOM, PCR et des militaires. Il en est de même pour d’autres artères débouchant sur ce village de Magherya. 

« Pour le trajet Magheria — Butembo, on dépense environ 8 000 francs, alors que ce n’est même pas un long trajet qui justifierait une telle dépense. Concernant ces frais, nous demandons aux autorités compétentes de nous venir en aide, afin de mettre fin à ce genre de taxes. Nous aussi, nous nous battons juste pour trouver de quoi nourrir nos familles. En plus de la police de roulage, il y a les Wazalendo, les agents de Trascom, et même certains militaires qui se positionnent le long de ces tronçons », a-t-il dénoncé. 

Réagissant à cette situation, le colonel Kiwewa Mitela Alain, administrateur du territoire de Lubero, a indiqué que les autorités sont saisies de la question. Il a annoncé l’arrivée, prochainement, d’une délégation provinciale afin d’établir la part de responsabilité des acteurs et interdire les barrières qui ne seront pas légales. Une occasion pour lui d’appeler la population à l’apaisement.     

« La société civile de Lubero a soulevé le problème des barrières illégales. Même le gouverneur a reconnu qu’il y avait effectivement trop de barrières. Il a donc pris la décision d’envoyer une délégation composée de membres du gouvernorat, de la police, de l’armée et de l’auditorat militaire. Cette équipe devra passer sur les différents tronçons pour identifier qui a érigé ces barrières, et déterminer s’ils sont légalement habilités à le faire ou non. Moi-même, j’ai constaté la présence de ces barrières et j’ai posé la question. On m’a répondu que ce sont les Wazalendo qui les ont installées, sous prétexte qu’ils n’ont rien à manger. C’est un vrai problème au niveau provincial. Notre souhait, c’est que ces barrières prennent fin », a déclaré l’autorité territoriale. 

Il convient de rappeler qu’il y a sept mois, les populations vivant sur les hautes terres de Masereka, Nyabili, Lukanga Ngitse, Magheria et Luotu lançaient cette sonnette. La population citait les forces de l’ordre et de sécurité dont les Wazalendo, le service de Trascom et la Police de circulation routière (PCR) d’en être auteurs.

Ghislain Kighombwe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *