Butembo : une plaie mal soignée peut favoriser un cancer, prévient un infirmier

L’humanité commémore le 4 février de chaque année la journée de lutte contre le cancer. RADIOMOTO.NET s’est intéressée à la prise en charge d’une plaie avant de provoquer le cancer. 

Selon Kambale Kirakiwe Damien Kos, infirmier titulaire du centre de santé Kivika situé en  commune Bulengera, en ville de Butembo, quelle que soit la nature de la plaie, elle ne peut pas se transformer en cancer, sauf si elle est mal soignée. 

Par rapport à la plaie, peu importe sa nature, elle ne peut pas directement se transformer en un cancer. Néanmoins, elle peut devenir une porte de sortie de ce cancer, qui se développait bien avant dans l’organisme, ou bien sur un organe, mais n’ayant pas trouvé un terrain favorable pour son explosion. Mais toutefois, le cancer, justement, affecte plusieurs organes humains, mais il peut se trouver favorisé par la métastase. Donc, elle se déplace de l’endroit où elle commençait par se développer, pour maintenant se faire voir, ou bien se trouver un terrain favorable là où il y a une ouverture comme une plaie. Mais la plaie comme telle ne peut pas directement être favorable à un cancer, si seulement on n’a pas le microbe, ou bien le virus de ce cancer dans son organisme”, a-t-il rassuré. 

Pour éviter le cancer de la plaie, ce professionnel de la santé conseille à la population de se faire consulter régulièrement.

Un message à la population, c’est pour seulement une orientation, puisqu’avoir une plaie, c’est vraiment inévitable. Nous vivons dans un monde qui a plusieurs aléas, mais néanmoins, la première serait de ne jamais négliger n’importe quelle plaie qui peut se présenter sur son organisme, quel que soit l’organe, pour que cela ne puisse pas devenir un passage ou bien une ouverture pour certains virus cancéreux qui se développeraient chez soi sans le savoir. Donc, l’être humain, c’est un malade qui s’ignore et qui devrait directement consulter en cas où une situation ne va pas sur son corps, surtout la plaie, comme nous venons de le dire et comme il s’agit de notre journée internationale”, a-t-il conscientisé. 

Selon une étude récente menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), environ 38 % des nouveaux cas de cancer dans le monde sont attribuables à des facteurs évitables tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, la pollution de l’air, certaines infections et le surpoids. Cette proportion représente plus de 7 millions de cas chaque année. Le tabac demeure le principal facteur de risque, responsable d’environ 15 % des nouveaux cas, suivi des infections cancérigènes (10 %).

Ngunza Mapasa

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