Butembo : “Inclure la femme dans le processus de paix est une nécessité pour la stabilité” (ADDF)
La participation des femmes à la résolution des conflits est une nécessité absolue selon l’Association pour la défense des droits des femmes (ADDF). À cet effet, l’association mène des actions concrètes à Bulengera, en ville de Butembo, pour placer la femme au cœur des mécanismes locaux de recherche de la paix en République démocratique du Congo.
Ce mercredi 18 février, l’ADDF a réuni les autorités locales, les leaders communautaires et les organisations féminines de la commune Bulengera. Objectif : vulgariser la Résolution 1325 et les instruments juridiques protégeant la femme. C’est la salle Rwenzori, située près du rond-point Maghulinga à Rughenda, qui a servi de cadre à cette rencontre d’échanges et de renforcement des capacités.
Durant les travaux, les facilitateurs Kataliko Edmond et Yolande Kalungero ont exposé sur les codes de la famille et du travail, tout en mettant un accent particulier sur les mécanismes d’alerte précoce pour anticiper les conflits. Pour l’ADDF, la paix en République démocratique du Congo ne peut se construire sans l’éducation et l’implication directe de la femme.
« Il y a des violences basées sur les gens qui se commettent dans la société, mais qui ne sont pas dénoncées. Et maintenant, dans le cadre de la réconciliation et de la médiation, toutes ces mamans-là pourraient être les bienvenues à l’ADDF pour une réconciliation durable. Quand il y a un conflit ou quand ça ne va pas dans la communauté, dans le cadre de la prévention, il y a beaucoup de problèmes qui sont dans la communauté. Il y a aussi des bavures qui sont en train de se commettre aussi dans la communauté. Maintenant, si les femmes-là arrivaient à alerter, ça pourrait amener tant soit la paix. Et si on fait des plaidoyers au niveau de l’hierarchie, ça pourra aller. Et les femmes, dans ce sens-là, pourraient aussi contribuer vraiment à la restauration de la paix dans leur communauté, localement”, a déclaré Mayani Cécile, membre de l’ADDF.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet exécuté par le GADHOP à Butembo et ses environs, axé sur l’agenda « Femme, Paix et Sécurité ». Présentes dans la salle, les autorités communales ont salué la démarche et promis de soutenir les femmes dans leurs nouvelles orientations citoyennes.
De leur côté, les participants ont recommandé l’élargissement de ces séances de formation à toutes les couches sociales. Pour eux, seule une femme instruite et impliquée dans la gouvernance pourra jouer un rôle prépondérant dans la restauration d’une paix définitive.
Georges Makeo