Ituri : plus de 10 morts dans une nouvelle attaque ADF à Mambasa
Volontaires de la Croix rouge transportant le corps d'un civil tué lors de l'attaque de Mukondi, dans l'est de la RDC, commise par l'ADF le 9 mars dernier. 20 civils au moins ont été tués dans un village près d'Oicha, toujours dans l'Est du pays, le 7 avril 2023. © AP Photo/Socrate Mumbere
Les islamistes des Forces démocratiques alliées (ADF) ont mené une attaque meurtrière dans la soirée de lundi 16 mars à Babesua, village situé à 12 kilomètres de Badengaido (territoire de Mambasa), en Ituri. Les sources de Radio Moto Butembo-Beni dans la zone, ce mardi, mentionnent qu’au moins dix corps de civils tués étaient visibles. De nombreuses habitations ainsi que des véhicules ont été incendiés par les assaillants.
Les images de ce matin montrent le village complètement incendié et des corps qui gisent au sol. Cette nouvelle attaque près de Badengaido a également ciblé les écogardes de la Réserve de faune à okapi. Nos sources au sein de la Réserve de la faune à Okapi (RFO) affirment que la résistance des écogardes a été limitée.
Plusieurs d’entre eux ont trouvé refuge à l’intérieur de la réserve. La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) demande aux autorités de relancer les opérations militaires conjointes FARDC-UPDF dans la région.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la Convention pour le respect des droits humains (CRDH) antenne de Mambasa alerte sur de nouvelles violences contre les civils dans le territoire de Mambasa.
L’organisation de défense des droits humains rapporte qu’au moins 11 civils ont été tués lors de cette attaque, tandis que le village a été incendié, laissant plusieurs survivants sans assistance.
La CRDH dénonce ainsi une série d’attaques qui plongent plusieurs localités de la zone dans la panique. Des agglomérations comme Badengaido, Salate et Epulu seraient particulièrement affectées, avec des habitants en fuite, des écoles fermées et des activités économiques paralysées.
Maitre John Vuleveryo, chef d’antenne adjoint de la CRDH, demande également l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ces violences et plaide pour une mobilisation humanitaire d’urgence en faveur des populations déplacées.
La Rédaction